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	<title>Univers parallèles</title>
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	<description>Le blogue d&#039;Alain Huot</description>
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		<title>Un sniper à Longueuil</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 00:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de buildings]]></category>
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		<description><![CDATA[L’été passé, j’ai été faire de la beach sur le balcon secret de P. à Longueuil. Officiellement, P. est prof de cégep, mais son vrai métier c’est sniper. Il jongle avec des fortunes. Et il en attend une plus grande encore. Son grand père allemand a conservé des caisses de trésors, vues pour la dernière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3168/2955776734_e7349a8771.jpg?v=0" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/farm4.static.flickr.com/3168/2955776734_e7349a8771.jpg?v=0&amp;referer=');"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-622" title="2955776734_e7349a8771" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/2955776734_e7349a8771-125x93.jpg" alt="2955776734_e7349a8771" width="125" height="93" /></a>L’été passé, j’ai été faire de la beach sur le balcon secret de P. à Longueuil. Officiellement, P. est prof de cégep, mais son vrai métier c’est sniper. Il jongle avec des fortunes. Et il en attend une plus grande encore. Son grand père allemand a conservé des caisses de trésors, vues pour la dernière fois dans un sous-sol au Michigan.</p>
<p>P. a loué son balcon au 26<sup>ième</sup> étage à cause de sa position au dessus de la terrasse du nouveau building de l’Université de Sherbrooke. L’expansion de l’U de Sherbrooke à Longueuil s’est faite au mépris de toute logique. Aussi, les quatre universités montréalaises légitimes ont décidé de s’engager un sniper pour gâcher la collation des grades de leur concurrente déloyale.<span id="more-620"></span></p>
<p>Le balcon secret est situé dans le complexe Port de Mer. Dans son corridor, il y a une  SAQ. Une fille en sortait avec un T-Shirt marqué « punk not dead » et orné du dessin de deux ti-vieux voûtés avec des mohawks sur leur tête. Seuls une fille aussi insolente ou un tireur d’élite peuvent encore habiter dans les appartements poussiéreux du Port de Mer. Les poutres de béton du parking souterrain sont fissurées. La structure du Complexe avait été conçue pour porter 13 étages. Mais le promoteur a fait faillite avant la fin des travaux. Un nouveau développeur a repris le lot et décidé de rajouter 13 autres étages pour être sûr de rentrer dans son argent. Des dommages encore plus spectaculaires ont été causés ça et là par des incendies et des dégâts d’eau. Récemment, un câble d’ascenseur a cassé. Les freins d’urgence ont réussi à arrêter la cabine après 6 étages de chute libre. Quant aux escaliers, chacun d’entre eux est contrôlé par un gang différent, comme dans les barres des banlieues françaises. Mais le complexe est pratique. Quand il fait froid, P. prend le métro pour aller en ville acheter ses outils en manches de chemises.</p>
<p>On a fumé un joint en regardant la vue estivale. Les arbres vert sombre étaient chargés de samares et de fruits. Mais on surplombait leur cime de si haut! Et les terriens en bas étaient si minuscules! On échappait à toutes les pesanteurs. L’immensité de la voie maritime renforçait encore le changement d’échelle. À l&#8217;autre bout du monde, des vacanciers dans des forêts jouaient de la guitare autour d’un feu. Tellement que j’ai dit : « un de ces jours, on devrait aller faire du camping. » Gagné par l’esprit des lieux, P. a souhaité qu’une des universités construise des éoliennes au sommet du Port de Mer. </p>
<p>J’ai aidé P. à descendre des boîtes d’équipement. Pour les transporter, il a un Ford Explorer. Un sniper armé d’un SUV. J’ai entrepris d’évacuer. Le pont Jacques Cartier était bloqué par la police. Soit à cause des feux d’artifice, soit à cause d’une opération pour rechercher un sniper. Je me suis faufilé par la piste cyclable du pont Victoria.</p>
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		<title>Une petite vite</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 04:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À Ottawa cet été, j’ai mangé au Quickie, le restaurant de l’Association des Éjaculateurs Précoces. J’ai parlé à un gars. D&#8217;apès ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, il qu&#8217;il baise bien, mais pas longtemps. Et après qu’il vient, c’est son break syndical. Il m&#8217;a raconté qu&#8217;une fois avec sa blonde, il a écouté un film à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-603" title="qk" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/qk-125x113.jpg" alt="qk" width="125" height="113" />À Ottawa cet été, j’ai mangé au Quickie, le restaurant de l’Association des Éjaculateurs Précoces. J’ai parlé à un gars. D&#8217;apès ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, il qu&#8217;il baise bien, mais pas longtemps. Et après qu’il vient, c’est son break syndical. Il m&#8217;a raconté qu&#8217;une fois avec sa blonde, il a écouté un film à la TV. Elle lui a dit « on baise pendant les annonces. Faut qu’on ait fini quand le film va recommencer. » <span id="more-602"></span>Le gars a fourré sa blonde direct. Elle a passé les annonces à l’exciter en lui disant « viiiite viiiite les annonces sont à veille de finir. » Elle est venue avant lui et elle lui a dit que c‘est le meilleur orgasme qu’elle a jamais eu avec lui. Normalement, le gars se tanne avant de finir sa job et il la sabote. Une de ses stratégies de sabotage est de penser à d’autres filles quand sa blonde lui fait une pipe. Neuf fois sur dix, ça le fait débander.</p>
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		<title>La duchesse de Saint-Sauveur: une fille stuck-up</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 04:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bon vieux temps]]></category>
		<category><![CDATA[Duchesses du carnaval]]></category>
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		<description><![CDATA[Josée S. était une blonde à voix stridente. Je l’ai rencontrée dans une  compétition de Génies en herbe quand on était en secondaire IV. Elle avait quelques mois d’avance sur moi dans son développement psycho-sexuel. Elle sortait au Bistro Plus où elle cruisait des gars. Mais elle les flirtait juste du bout des doigts. Elle m’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-599" title="charest2" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/charest2-300x200.jpg" alt="charest2" width="300" height="200" />Josée S. était une blonde à voix stridente. Je l’ai rencontrée dans une  compétition de Génies en herbe quand on était en secondaire IV. Elle avait quelques mois d’avance sur moi dans son développement psycho-sexuel. Elle sortait au Bistro Plus où elle cruisait des gars. Mais elle les flirtait juste du bout des doigts. Elle m’a essayé. C’était la première fois que je frenchais une fille. Elle m’a expliqué qu’il ne fallait pas que je morde.<span id="more-598"></span></p>
<p>À sa polyvalente dans le quartier Saint-Sauveur, Josée était une bolle. Elle se démarquait aussi par son look, qu’elle appelait fashion, mais que d’autres appelaient un look sacoche. Elle accusait le monde de Sainte-Foy de la snober. À la Basse-Ville, Sainte-Foy est un écran de projection. Mais dans le fond, c’était Josée la snob, avec ses complexes. Elle avait honte de la maison de ses parents sur la rue du Carnaval. Fierpette et honteuse. Elle parlait d’ailleurs de fierté <em>mal placé</em>e dans ses accusations contre le monde de Sainte-Foy. À cette époque, moi aussi, j’étais snob et complexé.</p>
<p>En fait, le plus gros défaut de Josée n’était pas d’être snob, mais d’être stuck up (et agace). Elle parlait de la gymnastique sexuelle que, elle, elle ne pratiquait pas. Elle se réservait pour faire l’amour. Elle disait qu’elle n’était pas née sous le signe astrologique de la vierge, mais qu’elle voulait le rester. Pour décrire ce genre de petites phrases qu’elle inventait, elle disait qu’elle était <em>fine mouche</em>. Elle m’avait dit de ne pas regarder les autres filles quand on est rentrés au cégep, parce que la king, c’était elle.  Son bon mot m’amuse encore après toutes ces années.</p>
<p>Josée avait une amie qui avait presque été sa sœur à une période de sa vie. L’amie venait de faire son coming out quand je l’ai croisée dans un party de jour de l’an. Elle m’avait dit qu’elle trouvait ça beau les femmes qui s’aiment, mais les gais, elle ne voulait rien savoir, ils s’enculent pis ils se donnent le sida. Pour me rendre intéressant, j’avais raconté à mon père que j’avais cruisé une lesbienne dans un party. Les attitudes de mon père étaient celles des années 70 : il était possible de parler de sexe avec lui, mais avec un sourire entendu. Quand à Josée, son mépris était plus catholique. Pour elle, son amie était perdue, c’était une revirée.</p>
<p>Notre zénith à Josée et moi s’est passé dans les semaines où on avait commencé le cégep. Elle m’avait montré l’île d’Orléans, où sa famille avait un chalet. J’ai traversé le pont en vélo.  Une autre fois j’avais eu le privilège de souper et de dormir dans le salon chez ses parents. J’habitais encore au Lac Delage à cette époque. J’avais marché du vieux Québec au quartier Saint-Sauveur par le corridor sinueux de la rue St-Vallier, les yeux écarquillés par la découverte de nouvelles vues sur le complexe G. Je faisais de la fièvre. Je couvais une amygdalite. La Basse-Ville et le cégep me causaient un choc biologique.</p>
<p>Quand j’ai perdu Josée de vue, elle étudiait à l’université pour devenir maîtresse d’école. Elle fréquentait un gars qui était dans l’armée.  Je me demande si vraiment elle ne lui a donné aucun sexe avant de se marier avec lui dans une église.</p>
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		<title>Chez Belzile</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 03:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Belzile c’est mon oncle. Il a une belle maison à la scandinave juste en haut du cap à St-Louis de France. St-Louis de France en bas de la track, c’est le bout le plus riche de Ste Foy.
Je boude Belzile depuis 2002 parce qu’il a voulu me prendre en photo. C’est délicat d’aller chez eux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_347" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><img class="size-thumbnail wp-image-347" title="Photo 1669" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/Photo-16691-125x93.jpg" alt="Le Fleuve vu de la rue de l'Anse à Sainte-Foy" width="125" height="93" /><p class="wp-caption-text">Le Fleuve vu de la rue de l&#39;Anse à Sainte-Foy</p></div>
<p>Belzile c’est mon oncle. Il a une belle maison à la scandinave juste en haut du cap à St-Louis de France. St-Louis de France en bas de la track, c’est le bout le plus riche de Ste Foy.<span id="more-68"></span></p>
<p>Je boude Belzile depuis 2002 parce qu’il a voulu me prendre en photo. C’est délicat d’aller chez eux parce que j’ai aussi barré ses deux enfants. Mon cousin Olivier en 1999 parce qu&#8217;il est trop mongol, et ma cousine Stéphanie bien avant ça, parce qu’elle m’avait fait chier.</p>
<p>J’ai été soupé chez eux pareil. Tout le monde a été fin avec tout le monde. Ma tante Mireille avait fait du spagatti. Sa sauce est bonne et elle m’a fait shaker le lait pour les cafés avec une mini pompe blanche. Il y a quelques années, elle m’avait fait goûter des antipasti.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas osé prendre de photos des gens, mais j’ai posé la vue du fleuve qu’ils ont dans les vitres de leur salon. Il ventait du nord est. Ça faisait un spectacle de nuages.</p>
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		<title>La poupée vaudou</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 03:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maladie - guerre - famine]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;autre jour, mon nez s&#8217;est mis à couler d&#8217;allergie après la piscine. Je suis allé chez Fred pour me guérir avec un joint. Mais il était plié en deux par une fièvre. On a essayé de souper. Il a vomi. Il souffrait. J’étais impuissant. J’ai fini mon steak en disant rien. Il a braillé. J’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;autre jour, mon nez s&#8217;est mis à couler d&#8217;allergie après la piscine. Je suis allé chez Fred pour me guérir avec un joint. Mais il était plié en deux par une fièvre. On a essayé de souper. Il a vomi. Il souffrait. J’étais impuissant. J’ai fini mon steak en disant rien. Il a braillé. J’ai appelé à l’aide. L’infirmière du 811 lui a dit de prendre de la codéine. Il est allé s’étendre. J&#8217;ai lu en attendant. Puis la crise est passée. Fred est redevenu normal. L’aiguille plantée dans sa poupée vaudou venait d’être enlevée. On s’est mis à jaser. La douleur, la vivre, la voir, la gérer, c’est plate. Alors que la raconter, ça peut être le fun. Ainsi, il n&#8217;y a jamais de vrai lien entre la souffrance et son histoire. C&#8217;est pour ça que personne ne comprend les vétérans.<span id="more-62"></span></p>
<p>Luc est arrivé pour réparer l’ordi à Fred. Luc est un gros chauffeur d’autobus. Il était en habit STM. Il s’est installé sur une chaise à gauche en avant pour opérer les commandes de l’ordi. Fred et moi on était assis côte à côte sur un banc en arrière. Des fois on parlait au chauffeur, des fois on se parlait des boutes de conversation juste nous deux. Tout était pareil comme dans un autobus quand on connaît le chauffeur. Si on voulait  trop placer un mot, Luc disait : « là, je t’arrête tu suite ». Il racontait des histoires de violence. Les chauffeurs aiment ça, les histoires de violence.</p>
<p>Le problème de l’ordi à Fred, c’est qu’il a trop de composantes audio. Son ampli vient de l’armée. Il servait à traiter des ondes courtes sur un bateau. Le gars qui l’opérait faisait une job vitale au plan opérationnel. Il portait un uniforme mais, il était un non combattant. Il croyait qu&#8217;il s’était trouvé une job d&#8217;armée pour survivre à la guerre. Mais pogné qu’il était pour rester le dernier dans le bateau pour envoyer les messages, il aurait presque mieux aimé être dans le combat quand le kamikaze a sauté sur le bateau.</p>
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		<title>Protégé&#160;: Le chéméque</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Aug 2009 21:37:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y pas d&#8217;extrait, car cet article est protégé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<form action="http://alainhuot.net/wp-pass.php" method="post">
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		<title>Le défaut de la Madame</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 04:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chiens]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pire défaut de la Madame, c&#8217;est d&#8217;avoir un chien. En plus, quand elle a de la peine, elle tient des propos horribles. À Noël par exemple, j&#8217;ai été mufle avec elle. Comme représailles, elle m’a comparé avec son chien, qui lui au moins est tout le temps content de la voir. La Madame ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-374" title="n725865617_2566495_4112" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/05/n725865617_2566495_4112-101x125.jpg" alt="n725865617_2566495_4112" width="101" height="125" />Le pire défaut de la Madame, c&#8217;est d&#8217;avoir un chien. En plus, quand elle a de la peine, elle tient des propos horribles. À Noël par exemple, j&#8217;ai été mufle avec elle. Comme représailles, elle m’a comparé avec son chien, qui lui au moins est tout le temps content de la voir. La Madame ne devrait pas me remettre ce temps des fêtes sous le nez: la rancune, ça prévient l&#8217;Alzheimer, mais ça donne le cancer.<span id="more-371"></span></p>
<p>Plus récemment, quelqu&#8217;un d&#8217;autre a fait de la peine à la Madame. Mais c&#8217;est quand même moi qui ai dû écoper: il a fallu que je l&#8217;entende dire qu&#8217;elle aime mieux son chien que les gens. Une idée à classer dans la même poubelle que des menaces de suicide.</p>
<p>À la radio, une femme a raconté à <a href="http://www.radio-canada.ca/radio/christiane" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.radio-canada.ca/radio/christiane?referer=');">la Charrette</a> l’histoire de ses animaux. Cette femme a survécu à deux cancers. À<a href="http://iu.wikipedia.org/wiki/%C3%A1%C2%90%C6%92%C3%A1%E2%80%93%C6%92%C3%A1%E2%80%9C%E2%80%94%C3%A1%C2%90%C6%92%C3%A1%E2%80%98%C2%A6/iqaluit" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/iu.wikipedia.org/wiki/_C3_A1_C2_90_C6_92_C3_A1_E2_80_93_C6_92_C3_A1_E2_80_9C_E2_80_94_C3_A1_C2_90_C6_92_C3_A1_E2_80_98_C2_A6/iqaluit?referer=');"> Iqaluit</a>, elle a flatté un chien. Il l’a suivie et elle l’a adopté. Apparemment, personne ne caresse les chiens à Iqaluit. Là-bas les chiens ont une utilité autre qu&#8217;émotive. Ce qui est un mauvais signe sur cette lointaine société. Toute société où les chiens jouent n’importe quel rôle est une société arriérée, primitive et / ou gravement dégénérée. Au Japon, les enfants ont des <a href="http://sitenfant.free.fr/tamagoshi/index.htm" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/sitenfant.free.fr/tamagoshi/index.htm?referer=');">tamagoshis</a>. Les tamagoshis sont des animaux virtuels. Ce jouet pédagogique leur évite de prendre la mauvaise habitude des animaux réels. À la fin de l&#8217;entrevue, l&#8217;invitée de la Charette a précisé qu&#8217;elle procède de la même manière que le chien d&#8217;Iqaluit quand elle se fait des amis : elle suit ceux qui la flattent. J&#8217;étais abasourdi mais inspiré. J’ai dit à la Madame que c’est tu poche un peu comment les Québécois se servent des chiens comme substituts affectifs. Ils les nourrissent ils leur donnent des noms idiots ils leur parlent ils les laissent coucher dans leur lit.</p>
<p>Au moins au Québec, les chiens sont rares (comme les enfants qu&#8217;ils remplacent). En Roumanie, il y a des <a href="http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/roumanie/dossier.asp?ida=417269" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.lexpress.fr/info/monde/dossier/roumanie/dossier.asp?ida=417269&amp;referer=');">packs de chiens sauvages</a>. 200 000 rien qu&#8217;à Bucarest. Très mauvais, ces chiens là. Ils ont mordu le délégué de la Banque Mondiale.</p>
<p>Les animaux se ramollissent beaucoup à force de domestication humaine. Stéphane du Bell gardait le chat et le suisse de ses parents pendant leur croisière. Le chat et le suisse jouaient ensemble comme si il n&#8217;avait jamais été question que personne ne soit le prédateur de personne.</p>
<p>Poéro m’a fait l’honneur d’une visite. C’était bien le fun. Mais il est venu avec son pit-bull. La Madame était là. Elle a commencé à jouer avec le chien. Poéro s’est frosté la face. Il est allé saluer un beau-frère qui reste sur ma rue. Il a laissé le chien chez nous en garderie pour «deux minutes». La Madame lui a fait faire toute une série de ti tours débiles. Rouler par terre, demander son nonosse. Je soupirais de consternation. Poéro continuait à bretter chez le beau-frère. La Madame était attendue par &laquo;&nbsp;quelqu’un&nbsp;&raquo; à qui elle avait promis de faire le souper -son chien à elle. Je suis donc resté pris tout seul avec l&#8217;atroce pit-bull. Il scènait pour avoir de l’attention pendant que je jouais à l’ordinateur. Serge qui me coupait les cheveux dans le temps disait «les chiens ils viennent te chercher». Il en gardait un dans son espace de travail. J’ai arrêté d’aller le voir parce que j’étais tanné d’avoir des allergies en même temps que je me faisais couper les cheveux. Et aussi parce que j&#8217;en avais ma claque de voir des cabotinages, de me faire japper après et d&#8217;entendre des histoires de chien.</p>
<p>La Madame était de bonne humeur le lendemain de la visite de Poéro. Elle m&#8217;a dit qu’elle m’aimait plus que son chien. Je lui ai répondu «c’est flatteur en tabarnac ça. Moi d&#8217;abord je t’aime plus que mes portes d’armoire.» Que j’ai beaucoup amélioré dans un message texte le soir : «Quiconque m’apportera cinq têtes de chiens fraîchement sciées aura mon cœur.» (Ce qui n&#8217;était même pas vrai : personne sur terre n&#8217;aura jamais mon cœur.) Dans ses vengeances, la Madame m’a menacé de domper les têtes de chien dans mon lit comme dans un épisode du Parrain. Elle a aussi rectifié : c’est son chien qu’elle aime le plus. Si son chien et moi on se noie, c’est le chien qu’elle va aller sauver.</p>
<p>Dans l’escalier du métro à Laval, deux gars faisaient perdre leur temps aux passagers en leur demandant de signer une pétition contre la cruauté envers les animaux. D’après la radio, <a href="http://www.ledevoir.com/2008/04/08/184022.html" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ledevoir.com/2008/04/08/184022.html?referer=');">un activiste animalier</a> a proclamé que la noyade de quatre chasseurs de phoques était triste, mais moins que l’abattage de plusieurs milliers de blanchons. Les jeunes branleux à pétition avaient un logo qui disait EXTERMINATION &#8211; ANIMAUX avec un gros X. Il était beau ce logo: je pourrais le récupérer tel quel pour le Parti Zoophobe Exterminationiste que je devrais fonder.</p>
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		<title>Aventures en Ontario</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 21:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ottawa]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo]]></category>

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		<description><![CDATA[Hawkesbury

La perspective d’un pit-stop plate à Hawkesbury m’a retenu un bon mois de partir voir mon frère à Ottawa. Comment j’allais procéder? Pédaler 200km d’une traite pour éviter Hawkesbury? Dormir dans la tente? Coucher dans un motel cher et ennuyeux? Il a fallu qu’Hélène me pousse pour que je finisse pardécoller.
Hélène est la barmaid du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Hawkesbury</h2>
<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-287" title="Photo 2059" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/Photo-2059-125x93.jpg" alt="Photo 2059" width="125" height="93" /></p>
<p>La perspective d’un pit-stop plate à Hawkesbury m’a retenu un bon mois de partir voir mon frère à Ottawa. Comment j’allais procéder? Pédaler 200km d’une traite pour éviter Hawkesbury? Dormir dans la tente? Coucher dans un motel cher et ennuyeux? Il a fallu qu’Hélène me pousse pour que je finisse pardécoller.<span id="more-283"></span></p>
<p>Hélène est la barmaid du Yermad. Un mercredi soir, elle m’a demandé où était ma gang. J’ai dit « Je suis tout seul. De ces temps-ci, je boude ». L’avant-veille, j’étais de plus mauvaise humeur encore. Une vieille habituée du Yermad m’a dit que la Madame m’aime. Je me sens agressé quand on me parle d’amour. J’ai répondu à l’habituée non, y a personne qui m’aime. Richard était derrière le bar. Il m’a donné un shooter pour soigner mes problèmes psychologiques. Le shooter ne m’a pas guéri. L’amour est une niaiserie qui sert à enrober les films de cul avec des intrigues insignifiantes.</p>
<p>Le mercredi avant mon départ, j’ai lié conversation avec les autres clients autour du bar. En plus, Yohann est arrivé. J’ai pu raconter mes projets d’Ottawa un grand nombre de fois au fur et à mesure que je buvais des <a href="http://www.jameson.ie/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.jameson.ie/?referer=');">Jameson</a>. Hélène a fini par écrire sur le tableau en haut du bar : « Alain s’en va en Ontario ».</p>
<p>Contrairement à <a href="http://www.alainhuot.org/ottawa.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.alainhuot.org/ottawa.htm?referer=');">mes précédentes glorieuses campagnes de l’Outaouais</a>, j’ai pédalé cette année par le West Island plutôt que par Oka. J’ai vu l’hôtel de ville de Baie d’Urfé où le frère de Mario avait fait des méfaits à cause de la loi 101 bafouée. Dans ses conditions de remise en liberté, la Cour lui avait interdit l’Ouest à partir du boulevard Saint-Laurent. À Hudson, la rivière des Prairies s’est transformée en Outaouais. Hudson est le troisième cercle du pays des riches Anglais arrogants, après Westmount-TMR et le West Island (<em>suburbia</em><em>, <a href="http://ergosphere.blogspot.com/2005/11/triumph-of-exurbia.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/ergosphere.blogspot.com/2005/11/triumph-of-exurbia.htm?referer=');">exurbia</a></em>).Dans son site bucolique, Hudson passe pour le domaine des châteaux. Mais en fait, il s’agit d’un trailer park, rendu plus vulgaire à cause de l’argent qui permet de développer chaque élément de ce mode de vie : des gros driveways, des gros terrains avec des gogossesdécoratives, les mêmes valeurs, les mêmes émissions de TV.</p>
<p>Après Hudson, les excroissances inutiles de Montréal finissent enfin. J’ai passé la frontière ou bout d’un champ. J’étais maintenant dans un pays rural et francophone : l’Est ontarien. C’est là que des maraîchers cultivent les légumes vendus au Byward Market. Quant à Hawkesbury, elle ressemble à La Tuque, une ville industrielle rouillée parmi des beaux vallons boisés. Hawekesbury doit ressembler aussi au Canada profond, au Manitoba ou à la Nouvelle-Écosse, mais avec un dialecte de français qui est encore vivant (où on dit « so », « I guess » et « je manque quelque chose » dans le sens de « I miss something »).</p>
<p>Sur mon porte-bagage, j’avais pris soin de ne pas placer ma tente. J’ai découvert en arrivant que l’ancien motel Holliday est fermé, en voie de devenir un foyer de l’âge d’or. Le seul hébergement restant dans cette non-destination touristique est un Best Western à 100$ la nuit conçu pour les cadres à comptes de</p>
<p>dépenses des usines  d’Hawkesbury. Ce qui tombait bien parce que j’avais besoin de confort : je faisais de la fièvre et j’avais mal à la gorge. Mes amygdales sont mes fusibles. Ils s’infectent quand je boude trop.</p>
<p>Au lieu de continuer à remonter l’Outaouais, j’ai passé ma deuxième journée de voyage dans une salle d’attente. Les hôpitaux ontariens sont aussi débordés et inefficaces que ceux du Québec. Hawkesbury fait d’ailleurs sûrement partie des endroits déshérités où les médecins ne s’installent que de force. Mais ces médecins doivent quand même tout contrôler, y compris le diagnostic pour des maladies que des distributrices de pilules pourraient traiter. Des ambulances reléguaient mon cas au plus bas niveau de priorité (me rappeler de ne jamais faire d’amygdalite le jour d’un désastre aérien). J’ai fait un exercice de patience. La TV (RDS en français) jouait en boucle les résultats olympiques de la veille. J’espionnais Hawkesbury dans l’intimité de sa salle des malades. Un petit yo avait l’air de s’accommoder des heures vides sans souffrir. Au début, je pensais qu’il était déficient à cause de son style et de la forme de son menton. Mais il était sans doutes seulement défavorisé. Il avait des yeux éveillés. Je prenais des forces en les regardant. En face de lui, une adolescente trop sexy avec un plâtre était sûrement un cas de services sociaux. Quand j’ai eu ma prescription, mon frère est venu me sauver de l’ennui. Une tempête monstrueuse s’est abattue sur Ottawa pendant qu’on rentrait dans la ville. Grâce à la maladie, je m’abandonnais mieux à la contemplation des édifices mouillés.</p>
<h2>Ottawa</h2>
<p>Mon frère et sa blonde Judith s’occupent de leurs enfants. Sans s’énerver, ils couchent quatre fois Nathan chaque soir : une fois pour les sorcières, une fois pour les fantômes… Quant à Éléonore, elle pleure au milieu de la nuit parce qu’elle veut planter ses dents aiguisées dans un sein. Mon frère m’a expliqué ce qu’est l’abnégation des parents : remettre ses propres besoins à plus tard. Et plus tard, il faut encore s’occuper des enfants.</p>
<p>Lors de ces visites chez mon frère, j’ai l’occasion de rencontrer des gens normaux : motorisés, propriétaires, suburbains et séparés. Un collègue de mon frère l’a déjà rassuré en lui disant que bientôt ses enfants allaient s’occuper les uns des autres et se laisser mieux garder par le troisième parent (la TV). Au début de cette période, il va falloir toutefois rester vigilant, surtout quand les enfants ne feront pas de bruit. Le collègue a ainsi été mis en alerte par un silence un samedi matin. Ses enfants jouaient dans un garde-robe avec un briquet d’allumage pour le barbecue. L’intérieur du garde-robe était zébrée de petites brûlures, mais les manteaux au- dessus des têtes des enfants ne s’étaient pas encore enflammés.</p>
<p>Assister à l’émergence de la personnalité des enfants est un plaisir que les mononcles peuvent partager. Au souper, Éléonore est tombée endormie dans son assiette. J’ai surpris le regard malicieux de son frère. Il a une relation mystérieuse avec sa sœur, dont les enjeux échappent à l’intelligence des adultes. Lors d’un précédent voyage, j’étais à Ottawa en compagnie de la Madame. Babasse nous a montré des monuments. On a pris le passage souterrain de la rue Elgin. On était devant la tombe du soldat inconnu. Nathan s’est amusé à sauter dans les flaques d’eau sale. La Madame l’encourageait à éclabousser les passants. Nathan s’est sauvé en courant vers le trafic. Mon frère est parti à sa poursuite. La Madame tenait la poussette. Je lui ai dit : « on la remplit tu? ». J’étais dans un état de manque de sexe créé par la privation d’Internet, ce qui me rendait agace. J’étais grisé aussi par la splendeur du site qu’on avait sous les yeux.</p>
<p><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a><a href="http://www.gallery.ca/1930/index_fr.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gallery.ca/1930/index_fr.html?referer=');"></a>Le thème culturel de ce voyage-ci a été la guerre. Ottawa est une ville de gouvernement. Qui plus est, de gouvernement avec armée. Au <a href="http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/eugenisme/deadlymedicine01f.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/eugenisme/deadlymedicine01f.html?referer=');">War Museum</a>, une exposition sur l’eugénisme était proposée. L’amélioration hygiénique de la race a été le grand projet des médecins quand on leur a donné du pouvoir. Ils ont organisé la stérilisation puis l’élimination des éléments malsains dans la société. La deuxième guerre mondiale a été un combat entre deux camps eugénistes, des radicaux et des moins radicaux. Si les plus radicaux avaient gagné, il aurait fallu qu’ils finissent par s’auto-gazer, parce qu’ils étaient imparfaits et qu’ils auraient vieilli. Une femme dans le musée se demandait comment le monde ont tu pu croire à ces affaires là. Elle ne lisait et ne regardait rien de toute évidence, car avec son bon sens surdéveloppé, elle ne pouvait que se rallier à la justesse des arguments hygiéniques : les meilleurs se tuent à la tâche alors que les parasites prospèrent et prolifèrent. Le musée des Beaux-Arts proposait un complément à cette exposition : l’art des années 1930, lui aussi fasciné par la biologie et annonciateur du grand massacre.</p>
<p>Le soir, Babasse et moi on écoutait des films thématiques. Le meilleur du lot s’appelait <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/If..." onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/If...?referer=');">If…</a></em> Il portait sur le dressage des jeunes dans les collèges anglais. La femme du musée aurait dû voir ce film, elle aurait eu des réponses à ses grandes questions. La stratégie pédagogique de ces collèges consistait à organiser la persécution des nouveaux par les anciens. Les anciens se choisissaient des servants souffre-douleur qui devenaient leurs <em>scums</em> attitrés. Ce système s’appelait le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fagging" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Fagging?referer=');">fagging</a>. Il préparait pour l’armée. Le film If… se termine sur une scène dans le style des high schools américains : des jeunes se révoltent, prennent les armes et tirent dans le tas.</p>
<p>Mon frère s’ennuie parfois à Gatineau. Il fait partie de la cohorte nombreuse des Québécois recrutés pour travailler à Ottawa. Ce phénomène a commencé quand le Canada a choisi de devenir une technocratie rationnelle. Les fonctionnaires québécois ont été requis à cause de leur esprit cartésien. Eux seuls pouvaient concevoir et opérer la machine bureaucratique fédérale. Aujourd’hui, un mandarin important de notre connaissance a pour fonction de retenir ces fonctionnaires et d’en attirer des nouveaux. Mais le gouvernement québécois est jaloux et il fait des misères. Il est ainsi interdit à mon frère de bénéficier de prélèvements à la source pour payer ses impôts provinciaux. Quand Revenu Québec a fait une erreur en lui envoyant sa facture annuelle, Babasse a ainsi été tenu malgré sa bonne foi de payer des intérêts. Il s’est aussi fait réclamer un remboursement d’allocations familiales parce que son nom avait été mal entré dans l’ordinateur par la préposée, si bien qu’on lui contestait la paternité de ses enfants.</p>
<p>Je ne pourrais pas comme mon frère travailler pour le gouvernement fédéral. Tel <a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Entführung_von_Natascha_Kampusch" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/de.wikipedia.org/wiki/Entf_hrung_von_Natascha_Kampusch?referer=');">Natascha Kampusch</a>, je suis tenu séquestré par le Ministère de l’Éducation du Québec, et ce depuis l’âge de cinq ans. Mon incapacité à faire du travail manuel a été diagnostiquée à la maternelle. Plutôt que de me placer en réadaptation, l’école m’a gardé pour servir ses besoins. L’orthographe française m’a été inculquée. J’ai aussi été conditionné à être dépendant d’une institution et rendu inapte à gérer mon argent. Je ne sais pas si Natascha Kampusch se souvient de ce qu’elle faisait le jour où elle a été kidnappée, mais moi je me souviens que la veille de ma première rentrée, je construisais des mégalopoles en blocs Légo.</p>
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		<title>Le dernier sourire de Printemps</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 05:23:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chat]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Presque Montréal (RdesP]]></category>

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		<description><![CDATA[En rentrant à Montréal apès Berthier, j’ai arrêté coucher chez  Fred dans l’extrême est à Rivière-des-Prairies. On  avait fait un plan compliqué de clef laissée chez le propriétaire. Proprio, qui  pour mal faire était absent quand je suis atterri. Mais il  m’a fallu cinq minutes pour rentrer dans l’appartement. Cambrioler, ça [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_321" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><img class="size-thumbnail wp-image-321" title="image022" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/image022-125x120.jpg" alt="Printemps" width="125" height="120" /><p class="wp-caption-text">Printemps</p></div>
<p>En rentrant à Montréal apès Berthier, j’ai arrêté coucher chez  Fred dans l’extrême est à Rivière-des-Prairies. On  avait fait un plan compliqué de clef laissée chez le propriétaire. Proprio, qui  pour mal faire était absent quand je suis atterri. Mais il  m’a fallu cinq minutes pour rentrer dans l’appartement. Cambrioler, ça doit être  facile. Printemps, le chat à Fred m’a accueilli avec des miaulements et des  mamours. <span id="more-320"></span>Printemps avait 16 ans. Il allait mourir de  vieillesse quelques jours plus tard, laissant Fred bouleversé et en larmes. Fred  a vécu la moitié de sa vie avec ce chat, qui l’a sauvé de ses idées de suicide  et qui l’a consolé quand il décrochait de la drogue chimique. Après  l’euthanasie, la tante de Fred a médité. Elle a vu Printemps. Il s’accrochait  encore à son destin de chat. Elle l’a accompagné et l’a laissé aller vers  la Lumière. Printemps  a souri. Il restait dans un entre-deux parce que Fred n’avait pas pu lui dire  adieu. La nuit où sa tante méditait, Fred a rêvé. Lui aussi a vu son chat qui  souriait.</p>
<p>Rien ne nous rappelait encore  ce soir là que la mort est dans la vie. Fred nous a parti un film hollywoodien  doublé. Le personnage avait des pouvoirs pour se téléporter. Sauter de scène constamment grâce à la  télépathie paraissait une bonne proposition narrative, mais le film s’enlisait  vite dans une fable endormante de Bons <a href="http://www.jumperthemovie.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.jumperthemovie.com/?referer=');">Jumpers</a> qui  livrent un combat éternel aux Méchants Paladins.</p>
<p>Fred est allé se  coucher. Je me suis installé avec mon sac de couchage dans son floridium, à l’abri du poil de chat, mais sous sa fenêtre de  chambre. Quand il bavarde à perdre haleine en vrai gars solitaire, Fred déteste  que je lui dise qu’il s’est piqué avec une aiguille de gramophone. J’essaie de  m’abstenir de commentaires, mais il n’empêche que je l’ai entendu parler en  dormant pendant toute la nuit.</p>
<p>J’ai fait mon dernier segment  de route vers chez moi au soleil levant avec des yeux renouvelés par ma route.  J’ai essayé de m’imaginer une entrée dans Toronto. Comment je sentirais que la  ville est plus grosse que Montréal?</p>
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		<title>Sorel</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 02:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cyclotourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sorel]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>

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		<description><![CDATA[Pit-stop à Berthier
Contrairement à mon départ de Québec, j’étais en  forme quand je suis parti de Trois-Rivières. D’ailleurs je n’étais pas un vélo,  mais un 747. Récemment la Madame m’a texté de venir la rejoindre, elle travaillait à l’Île (Sainte-Hélène). J’ai  répondu : « Ok, t’es à Lille! »  et je suis allé la rejoindre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Pit-stop à Berthier</h2>
<p>Contrairement à mon départ de Québec, j’étais en  forme quand je suis parti de Trois-Rivières. D’ailleurs je n’étais pas un vélo,  mais un 747. <span id="more-305"></span>Récemment la Madame m’a texté de venir la rejoindre, elle travaillait à <a href="http://www.parcjeandrapeau.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.parcjeandrapeau.com/?referer=');">l’Île</a> (Sainte-Hélène). J’ai  répondu : « Ok, t’es à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lille" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Lille?referer=');">Lille</a>! »  et je suis allé la rejoindre en TGV. C’est à la gare <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Lille_-_Europe" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Lille_-_Europe?referer=');">Lille-Europe</a> que les trains <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thalys" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Thalys?referer=');">Thalys</a> qui font Paris-Bruxelles bifurquent des trains <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurostar" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Eurostar?referer=');">Eurostar</a> qui font Paris-Londres. Sur le tronçon  Paris-Lille, il passe une rame aux quatre minutes.  Deux fois la fréquence du métro sur la ligne orange, mais à 250 km/h. Ils l’ont  l’affaire, les Français. C’est d’ailleurs des Français que les Allemands ont  appris leur efficacité. Comme les Japonais adoptant la civilisation confucéenne  ou la technocratie, les Allemands ont bien entendu surpassé leur modèle. Mais  des progrès pourraient remettre la France à l’avant-garde en la  débarrassant de ses traditions rétrogrades. On pourrait souhaiter par exemple  que des entreprises chinoises mettent en marché du vin fait à partir de poudres  synthétiques et que ce vin balaie le marché à l’échelle mondiale.</p>
<p>Entre Trois-Rivières et Montréal, j’avais à nouveau le vent contre moi.  Mais en plus d’être en forme, je constatais combien je préfère l’ouest de la <a href="http://www.tourismemauricie.com/portail/index.aspx" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.tourismemauricie.com/portail/index.aspx?referer=');">Mauricie</a> à l’ouest  du comté de <a href="http://www.tourisme.portneuf.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.tourisme.portneuf.com/?referer=');">Portneuf</a>. L’ouest de la Mauricie est une plaine ouverte  assez peuplée, alors que Portneuf est beaucoup trop  boisé pour mon goût. Pourtant, la Mauricie s’achève par le terrible  désert de Berthier : 25  km de route monotone entre <a href="http://grandquebec.com/villes-quebec/louiseville/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/grandquebec.com/villes-quebec/louiseville/?referer=');">Louiseville</a> et <a href="http://grandquebec.com/villes-quebec/berthierville/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/grandquebec.com/villes-quebec/berthierville/?referer=');">Berthier</a>, sans  village, exposée aux vents, parmi des hectares de blé d’Inde.</p>
<p>À la fin du désert, j’ai  entendu le bruit déprimant des tondeuses à gazon. Les tondeuses à gazon sont des  objets d’aliénation, au service d’un geste inutile, nuisible, bruyant, polluant.  Le gazon tondu est le frère jumeau hideux du tapis gris industriel, maintenu  avec des herbicides et des pesticides au profit des <a href="http://www.nosplansdeau.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.nosplansdeau.com/?referer=');">algues bleues</a>. Le gazon de Berthier doit  d’ailleurs être particulièrement toxique, car peu de gens semblent le traverser  jusqu’au village.</p>
<p>Le centre de Berthier est aussi  beau qu’il est déserté. Et délabré. Si j’avais un chalet, ce serait un  appartement au deuxième étage d’un vieil édifice au centre d’un vieux village  comme Berthier, assez proche de Montréal pour pouvoir y aller en vélo, mais  assez loin pour que ça fasse mal aux genoux de m’y rendre. J’irais passer mes  journées au Tusker, le resto bar cool de la place. De  la <em>smart urban  music</em> jouait pendant que je mangeais de la soupe et que je me reposais de ma  traversée du désert. Je bouquinais en espionnant. Les quelques clients étaient  autour du bar. Si j’habitais à Berthier il faudrait que ce soit avec eux que je  me fasse ami. Une fille avec des cheveux courts parlait d’une partie de  ringuette (ou d’un autre sport). La barmaid a dit au gérant qu’une fille était  venue porter un CV. Les employés et les clients se sont entendus pour dire que  cette fille-là avait une mauvaise réputation. Je crois que je ne veux pas savoir  sur quoi porte cette réputation. Le DJ Random sur  l’ordi du tusker a enchaîné  la smart urban music avec du Richard Desjardins.  Probablement pour me faire partir. <a href="http://www.richarddesjardins.qc.ca/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.richarddesjardins.qc.ca/?referer=');">Richard Desjardins</a> est  responsable de 15% du surplus des suicides dans la province de Québec. Lui et <a href="http://www.leparolier.org/quebecois/classartistes/c/claudedubois.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.leparolier.org/quebecois/classartistes/c/claudedubois.htm?referer=');">Claude  Dubois</a>. Et <a href="http://www.jeanpierreferland.com/intro.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.jeanpierreferland.com/intro.html?referer=');">Jean-Pierre  Ferland</a> aussi.</p>
<h2>Sorel</h2>
<p><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">Je mettais à peine les pieds à Montréal que Séb m’a dit : « Eille, je pars à <a href="http://www.tourismesoreltracyregion.qc.ca/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.tourismesoreltracyregion.qc.ca/?referer=');">Sorel</a>. C’est le festival  de la <a href="http://www.festivalgibelotte.qc.ca/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.festivalgibelotte.qc.ca/?referer=');">gibelotte</a>. » J’ai dit  « j’y vas, mon bicycle aura pas le temps de refroidir. » J’ai fait la route par  la rive sud. Je voyais de l’autre côté du fleuve les contrées que j’avais  traversés la veille : Repentigny, Lanoraie. Sur la  route 132, il y a un tronçon ultra dangereux après Verchères, avec un accotement  pas pavé alors que les vitesses qui se pratiquent sont des vitesses  d’inconscience ou d’assassinat. Les maisons de mafiosi sur le bord de l’eau y  sont peut-être pour quelque chose.</span></p>
<p>Sorel ne ressemble pas au restant de  la Montérégie. C’est une  ville industrielle hérissée de cheminées et de machines, avec une grande  concentration de petites maisons ouvrières comme on en voit au Lac Saint-Jean.  Le Carré royal au centre ville est bâti autour d’une église protestante qui  dégage du froid tellement elle est austère. L’embouchure du Richelieu et le  fleuve donnent de surcroît une ambiance <img class="size-thumbnail wp-image-312" title="image027" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2008/07/image027-125x49.png" alt="Perchaude" width="125" height="49" />maritime à Sorel, surtout   près du <a href="http://www.vieux-sorel.com/traversier-sorel-fr.php" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.vieux-sorel.com/traversier-sorel-fr.php?referer=');">traversier</a>.  D’ailleurs, on dit que Sorel est la Gaspésie de la rive sud. Mais ce  n’est pas à l’eau qu’on pense alors, c’est au chômage.</p>
<p>À l’occasion du festival, le  centre ville était rempli. Le gens qu’on croisait représentaient l’avenir du  Québec : un pays de têtes grises. On devinait que plusieurs avaient été des  beautés brutales à l’été 1977. Plusieurs femmes avaient d’ailleurs des beaux  restes, alors que les hommes montraient leurs décennies de mauvaises habitudes.  Des policiers en armure déambulaient et souriaient à la foule pour faire de la  prévention et rappeler que les lois s’appliquent à Sorel, malgré ce que disent  les vieilles rumeurs sur les bandes de motards.</p>
<p>La  gibelotte et la beauté du centre de Sorel sont d’intenses réconforts après  l’effort de la route 132. J’ai appris qu’il existait <a href="http://www.recettes.qc.ca/recettes/recette.php?id=2028&amp;rdj=&amp;pub=" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.recettes.qc.ca/recettes/recette.php?id=2028_amp_rdj=_amp_pub=&amp;referer=');">deux  sortes de gibelottes </a>: à la <a href="http://www.diablesdesmers.qc.ca/faune_et_flore/perchaude.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.diablesdesmers.qc.ca/faune_et_flore/perchaude.htm?referer=');">perchaude</a> et à la <a href="http://www.diablesdesmers.qc.ca/faune_et_flore/barbotte_brune.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.diablesdesmers.qc.ca/faune_et_flore/barbotte_brune.htm?referer=');">barbotte</a>.  La gibelotte à la perchaude est nettement supérieure. C’est parce que la  barbotte goûte la glaise. À notre table, il y avait un ami de mon co-loc qui ressemblait à un primate, avec une mâchoire plus  large que son front. Il jouait avec son jeune enfant d’une manière qui donnait  une idée précise de comment il doit être quand il baise. Il mangeait des pâtes.  Curieusement, les résidants de Sorel ne semblent  pas tant aimer la gibelotte. Probablement parce que c’est du poisson. Il est  vrai aussi qu’à l’endroit où on mangeait, le bouillon de la gibelotte goûtait la  soupe Campbell.</p>
<p>On  a couché chez le frère de mon co-loc. À dix-neuf ans,  ce frère habite tout seul un grand deuxième étage de maison. Il se préparait à  aller faire le ménage de nuit au bar <a href="http://www.cactuscafe.ca/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cactuscafe.ca/?referer=');">Cactus</a>. Comme je me couchais dans</p>
<div id="attachment_316" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><img class="size-thumbnail wp-image-316" title="image026" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2008/07/image026-125x93.jpg" alt="Sorel" width="125" height="93" /><p class="wp-caption-text">Sorel</p></div>
<p>son  salon, il se préparait du café dans mon ancienne cafetière. Il se plaignait à  ses amis de la nuit qui l’attendait. Je ne sais pas encore si j’avais affaire à  un adolescent libéré qui mène une vie punk dont j’aurais rêvé, ou s’il est au  contraire un adolescent abandonné à Sorel sans soutien. Il avait en tous cas de  la visite cool qui rentrait chez lui sans s’annoncer comme on fait dans les  réserves indiennes.</p>
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