<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Univers parallèles</title>
	<atom:link href="http://alainhuot.net/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://alainhuot.net</link>
	<description>Le blogue d&#039;Alain Huot</description>
	<lastBuildDate>Wed, 27 Jul 2011 03:36:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3</generator>
		<item>
		<title>Conduire</title>
		<link>http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 20:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=720</guid>
		<description><![CDATA[Pour aller fêter mon frère à Ottawa, on a conçu un plan compliqué avec Simon et la Madame. Simon et moi avons pédalé un premier tronçon jusqu’à Sainte-Thérèse le vendredi matin. Pendant que je donnais mes cours au cégep, Simon visitait les attractions de Sainte-Thérèse et il mangeait de la lasagne au vin sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour aller fêter mon frère à Ottawa, on a conçu un plan compliqué avec Simon et la Madame. Simon et moi avons</p>
<div id="attachment_722" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-722" href="http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/12-chez-babasse-002/"><img class="size-thumbnail wp-image-722" title="12.Chez Babasse 002" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/05/12.Chez-Babasse-002-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Simon et d&#39;autres invités au party de fête à mon frère</p></div>
<div id="attachment_723" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-723" href="http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/12-chez-babasse-009/"><img class="size-thumbnail wp-image-723" title="12.Chez Babasse 009" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/05/12.Chez-Babasse-009-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">La Madame</p></div>
<p>pédalé un premier tronçon jusqu’à Sainte-Thérèse le vendredi matin. Pendant que je donnais mes cours au cégep, Simon visitait les attractions de Sainte-Thérèse et il mangeait de la lasagne au vin sur la rue Turgeon. À Montréal, la Madame s’occupait de la tâche difficile : louer un véhicule. Elle en voulait un grand pour qu’elle puisse camper à l’intérieur avec sa chienne Swalie. Mais une mauvaise surprise l’attendait chez le loueur. L’été dernier,  Ducoup, l’ex de la Madame, avait rempli le réservoir à essence d’un char loué avec du diésel (ou peut être un réservoir diésel avec de l’essence). Le moteur du char loué s’était brisé. La facture s’était perdue ensuite dans des embrouillis de changement d’adresse, de Ducoup qui refuse toute responsabilité et de lettres de menaces en anglais passées inaperçues.  La Madame a fini par payer les 1000$ de frais pour échapper à Équifax et partir du loueur avec un petit camion. Avant de nous rejoindre à Sainte-Thérèse, elle est passée voir son père handicapé à Laval. Le stress continuait : son père doit se trouver un nouveau logement adapté. Qui va pouvoir lui donner les soins nécessaires? La Madame est repartie sans avoir pu rien résoudre. Elle était maintenant aux prises avec des indications Google Map.</p>
<p><span id="more-720"></span>Simon et moi on attendait la Madame en se contant nos journées sur le perron du cégep. Il faisait beau. Avril. L’hiver paraissait fini. On regardait les ornements en pierre taillée de l’ancien séminaire et les ormes commémoratifs sur le terrain. Les étudiants jouaient au aki et à la guitare. Simon a dit : « c’est rare des punks qui dansent. » La Madame a appelé au secours. Je lui ai expliqué qu’il fallait qu’elle prenne la 117. Mais elle ne comprend pas le principe de la numérotation des routes. Il lui fallait des noms de rue. Je l’ai orientée en me disant dans mon for intérieur que tout chauffeur devrait comprendre le système de numérotation des routes. Je commençais à me glisser dans ma peau de conducteur expert.</p>
<p>L’automne d’avant, je covoiturais avec Samuel. Normalement, j’ai des principes contre le covoiturage, parce que c’est encore du char. Mais Samuel est l’opposé même du chauffeur de SUV adéquiste qui va acheter des pesticides pour sa pelouse au Canadienne Tirelire. En plus, Samuel habitait alors sur la rue Davidson, presque au pied de mon balcon. Par une coïncidence prodigieuse, on partage aussi le même bureau à Sainte-Thérèse, et il donnait comme moi un cours à huit heures le lundi matin. J’ai abandonné toutes préventions et j’ai voyagé avec lui. J’ai pu me lever une heure plus tard le lundi pendant toute la session. Se lever trop tôt est une forme de violence. Cricri, la blonde de Samuel, travaillait à Saint-Jérôme. Elle montait à l’arrière parce qu’elle a des petites pattes, et moi en avant je continuais mes rêves ou je regardais les paysages de soleil levant sur la 40 et sur la 15. Il y avait un bruit étrange une fois. J’ai dit à Samuel de shifter. J’avais trouvé le bobo. Samuel est dans la lune. Je me suis félicité d’être le roi de la mécanique. Pourtant je n’ai plus de permis…</p>
<p>J’ai cessé de renouveler mon permis à l’époque où mon frère habitait à <a href="http://grandquebec.com/villes-quebec/lyster/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/grandquebec.com/villes-quebec/lyster/?referer=');">Lyster</a>. Je fréquentais alors beaucoup le Ti-Lapin. Je travaillais aussi depuis déjà quelques années comme messager en vélo. Je subissais intensément la violence de l’occupation fascisante du territoire par l’automobile. Les coups de klaxon agressifs, les frôlements à haute vitesse de chauffeurs qui parlent au téléphone, les flaques d’eau projetées sur moi, m’ont donné à vie le droit de considérer comme trop lointaine toute activité qui nécessite que je dépende d’un transport non public. Que de partys de famille dans des banlieues perdues j’ai évités en me réclamant de ce droit… Mais je tolère des exceptions. Lyster en était une. Quand ils vivaient là-bas, mon frère et sa blonde d’alors donnaient un party chaque année vers la fête du travail. Ils faisaient un méchoui et ils installaient une scène extérieure sur leur terrain. Par temps chaud, on se baignait dans les eaux troubles de la rivière Bécancour. Le soir, chacun montait sur la scène pour faire son numéro sous les aurores boréales. Au dernier des partys de Lyster, j’ai fait le voyage avec le Ti-Lapin, qui n’avait pas son permis. Il a fallu que je loue le char et que je le conduise ensuite, de Montréal à Lyster, puis de Lyster à Québec pour aller dormir chez mes parents, à cause des allergies aux bêtes qu’il y avait à Lyster. Je n’ai pas pu boire pendant le party. J’ai dû ensuite gérer le partage des frais et l’organisation avec le loueur. Je me suis dit que la prochaine fois qu’il allait falloir que quelqu’un se charge d’une location, ce ne serait pas moi. C’est ainsi que j’ai cessé de payer 90$ au gouvernement pour renouveler mon permis à mes anniversaires impairs.</p>
<p>Avec Simon et la Madame, on a fini par partir vers Ottawa dans le pire de l’heure de pointe du vendredi. Par contraste avec la conduite mal assurée de la Madame, je constatais mes habiletés d’as du volant en faisant le co-pilote. Malgré mes indications parfaites, elle a raté la sortie de la 40 en poussant des grands soupirs. Comme consolation, dans notre détour au bout de la piste à Dorval, on a vu atterrir un bel Airbus de la Lufthansa. En revenant sur la bonne autoroute, la Madame a fait d’autres manœuvres étranges. Elle était dangereuse par excès de prudence, hésitante dans ses mouvements, lente à réagir et trop absorbée par les gestes de base pour pouvoir anticiper la conduite des autres chauffeurs. J’essayais de ne pas attiser son stress. On a fait le plein. J’ai offert de payer. Le nom des essences mentait leur nocivité, comme les véhicules et les produits de nettoyage étiquetés « verts ». J’avais le choix entre l’essence propre, la surpropre et la propre-propre-propre qui coûtait très cher. J’ai opté pour la moins propre. Mais le prix de mon plein montait quand même à toute vitesse sur le compteur. J’ai arrêté la pompe stupéfait passé le cap des 75$. Mais alors, ils s’envoient chaque fois en essence l’équivalent d’un souper bien arrosé, les automobilistes! Mais quel mauvais sens des priorités! Quand je pense que dans le temps, 25$ suffisaient pour faire déborder le réservoir de la Renault de Papa, les rares fois où je faisais le plein après l’avoir conduite. Moi qui appelle de mes vœux l’essence à 5$ le litre, j’ai eu une bouffée d’indignation en signant le montant exorbitant sur ma carte de crédit.</p>
<p>La nuit tombait sur l’est ontarien. Un nouvel handicap s’ajoutait : la vision nocturne défaillante de la Madame. Rendus à Ottawa, elle a été à la torture en cherchant un stationnement autour de la LCBO, où on a acheté une sélection délicieuse vins ontariens pour bien plus que 75$. Il fallait conduire en ville les derniers kilomètres jusqu’à Gatineau chez mon frère. Plusieurs rues du centre-ville d’Ottawa ont des voies multiples qui mènent dans des directions différentes. La Madame concentrait toute son attention sur les lignes blanches peintes sur la chaussée. Elle donnait des coups de frein à 30 pieds des carrefours et elle ne voyait pas les changements de voies des autres usagers de la route. La stratégie de Simon pour la calmer était de la féliciter d’aller lentement. Je contenais mon impatience. Si j’avais été au volant, on aurait été en promenade : même en parfaite illégalité, la sécurité routière de tous aurait décuplé. Mais ce n’est pas</p>
<div id="attachment_726" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-726" href="http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/12-chez-babasse-004-2/"><img class="size-thumbnail wp-image-726" title="12.Chez Babasse 004" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/05/12.Chez-Babasse-0041-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Mon frère Babasse coupant du gâteau de fête en compagnie de son fils Nathan</p></div>
<p>l’évidence de mon talent négligé de conducteur qui m’a inspiré le dessein de renouveler mon permis. Ce sont les projets de voyage en Acadie ou au lac Saint-Jean qui se sont formés avec Simon cette fin de semaine là.  Le soir en buvant le vin ontarien à Gatineau, je me suis amusé à administrer à mon frère (QI 130), à Simon (QI113) et à la Madame (QI97) le rigoureux test d’intelligence que j’ai conçu pour enlever leurs illusions à mes étudiants du cours de statistiques.</p>
<p>Revenu à Montréal, j’ai pris mon rendez vous au point de service de la SAAQ de Laval. La veille de mon examen, j’ai</p>
<div id="attachment_724" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-724" href="http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/montmo-002/"><img class="size-thumbnail wp-image-724" title="montmo 002" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/05/montmo-002-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Le nouveau pavillon de l&#39;Université de Montréal au métro Montmorency</p></div>
<p>commencé à potasser les outils pédagogiques mis en ligne par la Société. Mais après deux minutes d’ « étude » j’en avais assez : voilà des problèmes enfantins que je peux résoudre les doigts dans le nez grâce à mes capacités cognitives hors du commun. J’ai marché le lendemain entre le métro Montmorency et la SAAQ. Un véritable centre ville est en construction autour du nouveau métro, avec des tours, un gros pavillon de l’Université de Montréal et même une future rue piétonne en projet. L’investissement de tant de capitaux est accompagné de rumeurs de corruption, selon lesquelles des enveloppes blanches sont utilisées pour les pots de vin, plutôt que les enveloppes brunes de Montréal.</p>
<p>Le point de service de la SAAQ se trouve dans un dead mall. Tant d’espace commercial prospère aux alentours, le Carrefour Laval, les meubles Philippe Dagenais, et voilà ce petit désert lugubre qui semble ne servir qu’à la SAAQ et aux écoles de conduite. Mon assurance s’est dégonflée en voyant la cohue. Une file longue et désordonnée était gérée par un gardien de sécurité noir. Comment est-il possible que des heures de rendez-vous soient fixées aux usagers alors que règne un chaos pareil? Après une attente interminable, le gardien de sécurité a demandé aux gens qui venaient subir l’examen théorique de sortir de la file. Il nous a donné des numéros. J’étais dans un trou noir et glacé. Malgré les illusions de printemps intérieur éternel qui me bercent quand je suis en voyage avec des amis, l’angoisse n’est jamais vaincue pour de bon. Elle se réveille à la première file d’attente et elle refait en moi la solitude. Les personnes présentes en si grand nombre au point de service de Laval étaient particulièrement aliénantes : des femmes portant des signes religieux ostentatoires, des maris agressifs, des filles criardes couvertes de bijoux, et des gars qui exhibaient avec arrogance leur paquet dans des sweat pants.</p>
<p>Le renouveau de mode de ce type de culottes s’adresse à une strate sociale qui a trouvé son nom récemment : les <a href="http://www.youtube.com/watch?v=cs8HMQ2Jfrw" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.youtube.com/watch?v=cs8HMQ2Jfrw&amp;referer=');">douche bags</a>. J’ai pris conscience de ce mot alors que je faisais des voyages virtuels à Cleveland Ohio. Cette ville a un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Terminal_Tower" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Terminal_Tower?referer=');">beau gratte-ciel art déco</a>, une <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Euclid_Avenue_(Cleveland,_Ohio)" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Euclid_Avenue_Cleveland_Ohio?referer=');">rue principale mythique</a> et une <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cleveland_Arcade" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Cleveland_Arcade?referer=');">galerie marchande à l’italienne </a>sur les rives d’une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_%C3%89ri%C3%A9" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Lac_C3_89ri_C3_A9?referer=');">mer intérieure</a> époustouflante. L’expérience réelle de Cleveland doit cependant être moins plaisante que la version Wikipédia, car les avis sur cette ville sont ravageurs. Dans u<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ysmLA5TqbIY" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.youtube.com/watch?v=ysmLA5TqbIY&amp;referer=');">n vidéo sur TuTube</a>, un résident de Cleveland qualifie ses concitoyens de douche bags. J’avais consulté la définition de ce mot dans le Urban Dictionary. Mais elle était moins éclairante que les exemples d’usage qui ont émergé depuis dans le langage des jeunes que j’entends au café du cégep du Vieux avant d’aller nager. Sur les murs du point de service de la SAAQ, des panneaux interdisaient les cellulaires. Mais conduire et se servir d’un cellulaire sont les deux activités quintessentielles des douche bags. Donc à la SAAQ, il est certain qu’on ne peut que subir la pollution sonore des petites mélodies débiles de leurs appareils. D’autres pancartes à l’intention des douche bags spécifiaient qu’aucune forme de violence verbale ne serait tolérée.</p>
<p>Les salles d’attente de gouvernement se ressemblent. Hôpital ou point de service de la SAAQ. Est-ce que je participe sans m’en rendre compte à  un climat écrasant au cégep aussi en faisant ma job de prof? Je me suis assis devant un gros blond moins désagréable à regarder que les autres patients. Il avait des beaux cheveux longs qui sortaient de sa tuque. Son père l’accompagnait. Je m’amusais à observer les ressemblances. Chez les jeunes maintenant, le ratio de poids s’est inversé : les fils d’aujourd’hui sont rendus plus bedonnants que les pères – et encore, ce fils que je voyais à son examen de conduite n’en était qu’au seuil de sa carrière de passivité motorisée.</p>
<p>Mon numéro a été appelé. Je me suis trouvé devant une madame qui était sur la défensive. Calmer ses vibrations avec les miennes a continué à me guérir du syndrome de déshumanisation auquel j’étais en proie depuis mon arrivée dans le dead mall. J’ai été conduit dans une pièce avec des ordinateurs  servant aux tests. L’ambiance était presque au recueillement. Le test a commencé. Et le stress avec lui. Mais le stress est plus facile à gérer que l’angoisse. Quand je cours des graves risques en vélo au centre ville sur la glace, je suis stressé, mais je ne souffre pas. Quand je me demande si j’ai raté ma vie en devenant un prof de cégep permanent à Sainte-Thérèse, je suis angoissé et je souffre. À chaque erreur que je faisais dans le test, la machine me disait combien de fautes il me restait avant de couler. J’ai passé avec difficultés les deux premières épreuves. J’ai échoué la troisième. Je ne pourrais plus faire de démarches pour conduire avant trente jours. Et il va falloir que je revienne faire la file avec les douche bags. La cause de mon malheur est mon quotient intellectuel, qui est trop élevé pour que j’étudie avant un examen.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2011/05/19/conduire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le festival huron des rêves</title>
		<link>http://alainhuot.net/2011/04/22/le-festival-huron-des-reves/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2011/04/22/le-festival-huron-des-reves/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 15:33:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Profs]]></category>
		<category><![CDATA[Surnaturel]]></category>
		<category><![CDATA[Théories]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=699</guid>
		<description><![CDATA[Les Hurons croyaient que la vieillesse et la mort 0nt trois causes: l&#8217;usure, les mauvais sorts et la non-réalisation des désirs.  Pour réaliser les désirs, ils organisaient des cérémonies de mise en acte des rêves. La cérémonie avait un grand pouvoir guérisseur. Mais ce pouvoir avait des limites: la plupart des désirs restent inconnaissables, et certains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_706" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a href="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/04/810.jpg" rel="lightbox[699]"><img class="size-thumbnail wp-image-706" title="810" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/04/810-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">La Promenade Ontario</p></div>
<p>Les Hurons croyaient que la vieillesse et la mort 0nt trois causes: l&#8217;usure, les mauvais sorts et la <a href="http://agora.qc.ca/Documents/Amerindiens--Le_festival_des_reves_chez_les_Hurons_par_Henri_F_Hellenberger" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/agora.qc.ca/Documents/Amerindiens--Le_festival_des_reves_chez_les_Hurons_par_Henri_F_Hellenberger?referer=');">non-réalisation des désirs</a>.  Pour réaliser les désirs, ils organisaient des cérémonies de mise en acte des rêves. La cérémonie avait un grand pouvoir guérisseur. Mais ce pouvoir avait des limites: la plupart des désirs restent inconnaissables, et certains désirs sont irréalisables. Les désirs irréalisables doivent être les plus puissants. Car ceux là peuvent causer la mort.</p>
<p><span id="more-699"></span>Quand un rêve était accompli, toute la communauté participait à la cérémonie. En plus, le rêveur se faisait offrir des cadeaux, qui satisfaisaient d’autres désirs encore. Comment étaient ces cérémonies? Comme un carnaval, avec tout un village qui participe aux rêves de chacun en s&#8217;échangeant des cadeaux? Ou comme un anniversaire, avec un rêveur mis sur la sellette? Quel statut avaient alors ces rêveurs?  Étaient-ils les meilleurs chasseurs, les meilleurs guerriers, les femmes les plus fécondes ou les individus les plus séduisants? Et quels rêves avaient suffisamment d’attraits pour qu’une communauté accepte de se mobiliser pour les mettre en acte?</p>
<p>J’ai fait l’autre vendredi deux rêves qui me commandaient que je les réalise. Ces rêves avaient pour décor les habitudes du samedi, dans Hochelaga et dans le centre ville. J’ai des samedis depuis l’an 2000. Cette année-là ma vie professionnelle s’est stabilisée avec des fins de semaine libres. C’est aussi depuis 2000 que j’habite sur la rue Darling, au début de la Promenade Ontario. La rue Ontario à la hauteur de la Promenade est un système urbain en voie de transformation en quartier à la mode. Cette métamorphose se produit parce que beaucoup de gens l’ont rêvée après avoir quitté le Plateau. Dès la fin de la dernière guerre des motards, des jeunes avec de l’avenir se sont laissé attirer par les loyers abordables et le beau tissu urbain du quartier Hochelaga. Ces jeunes s’établissent dans des carrières (de prof de cégep par exemple) et attirent à leur suite des gens plus riches qui font monter le prix des loyers et qui rendent le quartier inaccessible pour les assistés sociaux pittoresques, pour les artistes ou pour les étudiants à la maîtrise en sociologie.</p>
<div id="attachment_707" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-707" href="http://alainhuot.net/2011/04/22/le-festival-huron-des-reves/attachment/802/"><img class="size-thumbnail wp-image-707" title="802" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/04/802-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Chez Bernadette</p></div>
<p>Dans mon premier rêve, Bernadette tenait le comptoir au café Atomic. Bernadette est une Française qui a une boulangerie artisanale avec son mari Gérard sur la Promenade Ontario.  Bernadette est ronde et bourrue. Elle vient sûrement de la province et ce ne doit pas être par hasard qu’elle a le prénom de Bernadette Soubirou. Elle porte des robes à fleurs. Le look des madames des régions françaises peut être encore plus ordinaire que le look des madames des régions du Québec. Bernadette est imperméable aux influences et aux modes.</p>
<p>J’achète une quiche par semaine à Bernadette. Je la mange le matin avec du yogourt, du fromage, du taboulé et les restants de la veille mélangés dans un bol chauffé aux micro-ondes.  Un déjeuner goûte bon s’il est salé, chaud et exempt de fruits. Quand j’ai de la visite, j’achète aussi des viennoiseries à Bernadette : des croissants aux amandes et des pains aux framboises qui fondent dans la bouche. Les sablés au chocolat sont une autre de ses spécialités exquises. Mais j’évite d’en acheter quand Gérard est au comptoir. Si je lui demande des sablés, il m’en rajoute un gratuitement. Il s’était trompé dans la recette de la quiche un été où Bernadette était partie en vacances. Soit erreur, soit accident, il avait mis de l’estragon dans la recette. Les quiches étaient vertes et immangeables. Je lui avais fait la remarque sans me fâcher. Il m’avait donné un sablé. J’avais senti que c’était par peur. Pourquoi m’avait-il refilé sa quiche frelatée pour commencer? Je l’avais trouvé lâche et le sablé gratuit me met mal à l’aise depuis lors. Une autre fois, aux tous débuts du temps des samedis, Bernadette s’était fâchée contre moi parce que j’avais payé un pain à 2$ avec un billet de 20$. Cette colère était injuste. Je dépensais de bonne foi les coupons verts distribués par les guichets automatiques. C’est moi cette fois là qui avais été lâche de ne rien lui répliquer.</p>
<p>Le Café Atomic se trouve un peu plus à l’est, de l’autre côté de la rue Ontario. Il a un style psychotronique plein d’ironie et de nostalgie pour les bébelles des adolescences des décennies passées – surtout les années 80. Les clients sont la crème des jeunes créatifs qui ont investi le quartier Hochelag. Ils passent pour des hipsters parce qu’ils se déguisent en courriers cyclistes. Un habitué célèbre s’appelle <a href="http://www.lucworks.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.lucworks.com/?referer=');">Lucas</a>. Pour actualiser ses rêves, il les met en images. D’autres clients réguliers font des travaux de session sociologiques, ou ils organisent des évènements bande dessinée. Mais l’art le mieux mis en valeur au café Atomic est<a href="http://www.leseptieme.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.leseptieme.com/?referer=');"> le septième</a>. Le comptoir de location de films au fond du café est un vrai musée.</p>
<div id="attachment_708" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-708" href="http://alainhuot.net/2011/04/22/le-festival-huron-des-reves/attachment/807/"><img class="size-thumbnail wp-image-708" title="807" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/04/807-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Le Café Atomic </p></div>
<p>L’animateur du café Atomic s’appelle Martin. Il voulait vendre des produits de Bernadette. Mais elle a refusé. Elle prépare tout sur place avec Gérard et elle a déjà du mal à fournir à la demande. Martin a dû choisir une autre madame. Il choisit ses employés dans sa clientèle. Ils deviennent alors des modèles d’urbanité pointue. Ils doivent aussi trimer. Le café Atomic est victime de son succès. Des longues files se forment au comptoir. Les employés qui s’occupent du club vidéo envoient aux abonnés des commentaires sur les films. Ces commentaires valent ceux d’un magazine de cinéma. Le club vidéo appartient en fait à Julie, la blonde (ou l&#8217;ex blonde) de Martin.  Julie avait une sœur jumelle qui habitait à côté de chez moi au milieu des années 2000. Martin et Julie avaient un énorme doberman appelé Max. Mais Martin et Julie font partie des personnes à qui je pardonne d’avoir un chien. On allait nager et fumer des oints-je à l’île Notre Dame avec Martin et Christo cet été. Martin gère bien l’anxiété de Christo. C’est là sa force : il prend les gens comme ils sont. Quand je le complimente sur ses habiletés sociales, il dit que ce sont des habiletés de fille. Dans mon admiration, je le compare à Patrick, un autre actualisateur de rêve qui a une librairie sur la rue Ontario, le<a href="http://stylesud-est.blogspot.com/2010/06/decouverte-bobby-mcgee-rue-ontario.html" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/stylesud-est.blogspot.com/2010/06/decouverte-bobby-mcgee-rue-ontario.html?referer=');"> Bobby McGee</a>. Patrick est un grand blond avec une jeunesse éternelle de hippie. Si Martin évoque les années 80 dans son décor, Patrick fait plutôt dans les années 70. Quand il vendait des repas légers dans son commerce, il accueillait Damien, un trisomique. Il lui donnait de la nourriture, et il l’intégrait avec les clients qui l’acceptaient comme leur ami eux aussi. Patrick encadrait Damien avec une douceur parfaite : il lui accordait 20 minutes de visite chaque jour. J’ai légué mes livres à Patrick quand j’ai fait le ménage de ma bibliothèque l’été dernier. Il m’a promis un repas gratuit. Il vendait de la soupe aux patates délicieuse. J’ai été gêné de son offre et j’ai stupidement cessé d’aller profiter de son ambiance.</p>
<p>Dans mon rêve de la rue Ontario, Bernadette travaillait au café Atomic, avec son tablier fleuri rose de paysanne percheronne parmi les hipsters.  Une altercation violente se produisait dans le café. Un client frappait sur un autre à coup de chaises. J’allais m’installer devant Bernadette pour pleurer.  J’ai reconnu en rêve la sensation des larmes, que j’ai oubliée jadis suite à une peine d’amour dégradante. Après cet épisode, j&#8217;ai proclamé qu’il est intolérable qu’un adulte pleure. À la mort de Trudeau, une femme pleurait au pied des ascenseurs dans le gratte-ciel où se trouvent les bureaux de Heenan Blaikie. J’avais souhaité dire à cette femme qu’il serait moins indécent qu’elle se masturbe. Je me distancie aujourd’hui de mon intolérance pour des larmes, mais je n’ai pas profité de mon rêve pour réapprendre comment pleurer.</p>
<p>Pour accomplir la cérémonie huronne, j’ai été acheter une quiche à Bernadette. Je lui ai dit que j’avais rêvé qu’elle travaillait au café Atomic. J’ai eu droit à un sourire. Mais je n’étais pas satisfait. La cérémonie des rêves est peut-être toujours vouée à l’échec. On ne comprend jamais ses désirs et aucun d’entre eux n’est jamais réalisable, même pour des chamans comme Martin et Patrick.</p>
<p>Mon autre rêve impérieux était une promenade en ville typique des beaux samedis. Je cherchais un journal en anglais avec un cahier littéraire que je lisais ensuite dans un café avec une ambiance de centre ville. On aurait dit l’envers de la cérémonie huronne : c’était un rêve reproduisant la réalité, plutôt que de la réalité tentant d’accomplir un rêve. Ou alors ce rêve est le signe d’un phénomène triste que la spiritualité huronne ne prend pas la peine de considérer : les désirs qui deviennent aussi ordinaires que la réalité. Pour obéir à ce rêve, j’ai acheté le Globe and Mail du samedi  et je l’ai lu au food court du Complexe Desjardins. Tout était plus intéressant dans le rêve. L’arrogance d’un article de Jeffrey Simpson m’a rappelé l’existence du mépris. Il y faisait l’apologie de Wilfrid Laurier. Il saluait que l’ancien premier ministre ait rêvé le Canada plutôt que d’y voir un pacte de commodité que tant de Canadiens français acceptent de conclure de mauvaise grâce. J’aurais dû lire le New York Times. Il vaut mieux lire le point de vue de journalistes qui ignorent l’existence du Québec que celui de journalistes qui l’ « aiment ». En plus, j’étais inconfortable. Les chaises du food court sont vissées au sol au Complexe, pour empêcher qu’on s’approche de la table et qu’on bouquine. Les concepteurs de food courts veulent qu’on parte vite après un repas industriel.</p>
<p>Après le Complexe, j&#8217;ai été me joindre à un festival du rêve à l’Aigle Noir. Francis y faisait son quiz. Il soigne ses thèmes et ses questions même si les clients s’en foutent. Est-ce qu&#8217;on doit comprendre le rêve dans lequel on joue pour que les désirs du rêveur s&#8217;accomplissent? Est-il possible de vraiment saisir les désirs qu&#8217;on est en train d&#8217;incarner? Le thème du jeu de Francis était les présidents de la République. Pompidou. Chirac. Son jeu est organisé pour que le vrai maître de la distribution des prix soit le hasard. Les clients faisaient la file pour choisir leurs numéros dans une grille. Le MC décernait des consommations gratuites entre ses farces fines. Il donnait des billets de 50$, des passes au sauna ou des jouets de chez Priape. Je mangeais des chips au bar avec les amis. On a parlé de Mike Guérin qui est mort d’un infarctus le mois dernier. Je l’ai connu là à l’Aigle il y a des années. Il aimait jouer au billard. Il était prof de maths au cégep Rosemont. On est beaucoup de ses frères dans le deuil aujourd’hui, révoltés de cette perte. Mike n’est pas mort de désirs inassouvis, ni d’usure naturelle. Il est mort à cause de la cigarette.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2011/04/22/le-festival-huron-des-reves/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jogging de mars</title>
		<link>http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 01:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=690</guid>
		<description><![CDATA[Vendredi aux Foufs, Ariane m’a donné un gâteau magique. Il pleuvait. Des flaques énormes camouflaient des fonds en glace et des nids de poule insondables. ﻿ Pendant la nuit, un souffle de printemps a rendu les trottoirs praticables. J’ai été à la banque pour parler de planification de ma retraite. Un jour viendra vite où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi aux Foufs, Ariane m’a donné un gâteau magique. Il pleuvait. Des flaques énormes camouflaient des fonds en glace et des nids de poule insondables.</p>
<p>﻿</p>
<div id="attachment_691" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-691" href="http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/ile2/"><img class="size-thumbnail wp-image-691 " title="ile2" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/03/ile2-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Sentier en mars dans le secteur des Floralies à l&#39;île Notre-Dame.</p></div>
<p>Pendant la nuit, un souffle de printemps a rendu les trottoirs praticables. <span id="more-690"></span>J’ai été à la banque pour parler de planification de ma retraite. Un jour viendra vite où je vivrai de ce que j’aurai été capable de me laisser. Le banquier était aimable. Il m’a raconté que ses amis revenaient de Thaïlande. Tout le monde doit avoir de l’argent autour de ce banquier. Pour le voir comme mon ami, je l’imaginais habillé en Nike plutôt qu’en complet. Il m’a donné un guide d’investissement personnalisé.</p>
<p>En sortant de la banque, j’ai  mangé le gâteau magique et j’ai mis mes souliers de course. J’avais du sucre et du gras pour me propulser. J’ai pris par la rue Notre Dame le chemin des îles enchantées du parc Jean-Drapeau. Cet été je m’étendais là bas sous la voûte des arbres en me promettant de revenir voir à l’automne ou à l’hiver.</p>
<p>Alors que je longeais l’usine Molson, le gâteau magique a commencé à faire</p>
<div id="attachment_692" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-692" href="http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/ile3/"><img class="size-thumbnail wp-image-692" title="ile3" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/03/ile3-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Canal sur l&#39;île Notre Dame l&#39;hiver</p></div>
<p>parler des voix dans ma tête. Elles me disaient que j’étais cocu et délaissé. Elles m’annonçaient que je serais vieux et pauvre. J’ai croisé des gars qui courraient plus vite que moi sur le pont de la Concorde. Le vent les poussait.</p>
<p>J’ai arrêté de courir dans le terrain des floralies. Mon touch down était trop brusque. Les muscles de mes jambes ont eu un spasme. J’étais étourdi.  J’aurais dû mieux m’étirer avant de partir.</p>
<div id="attachment_693" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-693" href="http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/ile4/"><img class="size-thumbnail wp-image-693" title="ile4" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/03/ile4-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Canal l&#39;été sur l&#39;île Notre Dame</p></div>
<p>Je voulais prendre des photos de la nature. Les sentiers étaient perdus sous la neige fondante. Cet été, je faisais plusieurs tours du bassin olympique. Je courrais le gilet sur la tête pour me protéger du soleil jusqu’à ce que je sois détrempé de sueur. Je me plongeais ensuite dans le bassin froid et je sentais le marécage en sortant.</p>
<p>J’ai tourné du mauvais côté en cherchant le métro. Il a fallu que je revienne à pieds. Il ventait encore contre moi. J’ai gardé mes</p>
<div id="attachment_694" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-694" href="http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/ile1/"><img class="size-thumbnail wp-image-694" title="ile1" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2011/03/ile1-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Rayon de lumière vu du Pont de la Concorde</p></div>
<p>mains nues pour faire des photos. La lumière déclinait. Les voix dans ma tête chantaient la chanson de la solitude. Elles m’ordonnaient de détacher tous les liens pour prévenir tous les deuils. Vers le milieu du pont, un gros rayon printanier a transpercé les nuages.</p>
<p>Je suis atterri au Yermad. Les barmans m’ont donné de l’alcool et de la chaleur. Je suis resté longtemps avec eux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2011/03/30/jogging-de-mars/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La bataille de Manassas 1</title>
		<link>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1-2/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 01:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=667</guid>
		<description><![CDATA[1. Les clubs de jazz de la rue U Au mois de janvier, j’ai visité un camarade qui habite le quartier de la rue U à Washington. À l’époque où on s’habillait pour sortir, la rue U était fameuse pour ses clubs de jazz. On l’appelait le Black Broadway. Après l’assassinat de Martin Luther King, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>1. </em></strong><strong><em>Les clubs de jazz de la rue U </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em></p>
<div id="attachment_668" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-668" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1-2/ustreet-2/"><img class="size-medium wp-image-668" title="ustreet" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/ustreet1-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Théâtre désaffecté dans le quartier de la rue U</p></div>
<p></em></strong></p>
<p>Au mois de janvier, j’ai visité un camarade qui habite <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Black_broadway" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Black_broadway?referer=');">le quartier de la rue U</a> à Washington. À l’époque où on s’habillait pour sortir, la rue U était fameuse pour ses clubs de jazz. On l’appelait le Black Broadway. Après l’assassinat de Martin Luther King, les clubs de jazz ont été mis en feu. Des junkies se sont installés dans les ruines. Ils fumaient du crack à quinze blocs de leurs presque voisins les empereurs. Sur les plans de Washington qu’on vendait alors aux touristes, des têtes de mort marquaient ce secteur à éviter. Depuis, le quartier a été redéveloppé. On trouve maintenant sur la rue U des tours de condos et des <a href="http://www.busboysandpoets.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.busboysandpoets.com/?referer=');">cafés de hipsters</a>.<span id="more-667"></span></p>
<p>À Washington, on entend le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/African_American_Vernacular_English" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/African_American_Vernacular_English?referer=');">Black Vernacular</a>, le dialecte des noirs américains. Les employées des commerces et les chauffeurs d’autobus le parlent. Mais pas l’empereur Obama. Pendant mon séjour, une controverse est survenue parce qu’un sénateur l’a remarqué : il est noir, mais il ne parle pas comme un noir.</p>
<p>On voit aussi beaucoup à Washington des exemples des styles des noirs américains, qui sont si copiés et si à la mode. C’est grâce à eux d’ailleurs que je portais des Adidas. (Qu’il était laid l’uniforme au temps de la suprématie blanche : le complet veston, la cravate et surtout les horribles souliers habillés, sans logo Nike ni Converse). À Montréal, je pense parfois: « je suis un gars de l’esse. » Ou : « Je viens du pays des <a href="http://archives.radio-canada.ca/IDC-0-10-500-2449/vie_societe/carnaval_quebec/clip5" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/archives.radio-canada.ca/IDC-0-10-500-2449/vie_societe/carnaval_quebec/clip5?referer=');">duchesses du carnaval</a>. » Ou : « Je suis pas un Anglais. » Mais je ne pense jamais « je suis blanc ». Pourtant, blanc est devenu une identité. Il y a des <a href="http://stuffwhitepeoplelike.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/stuffwhitepeoplelike.com/?referer=');">activités de blancs</a> (comme le hockey) et des ridicules de blancs (les gogosses Harley Davidson). Il y a même des pays qui font trop blanc, comme le Canada.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La bataille de Manassas 2</title>
		<link>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-2/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 01:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=656</guid>
		<description><![CDATA[2. Le Verizon Center Après trois jours à Washington, j’étais assez familiarisé pour comprendre sans sous-titres un film en Black. Precious, le film. Il se passe à Harlem au sous-sol de l’échelle sociale. Precious est une adolescente obèse mais superbe qui à 16 ans a déjà deux enfants incestueux de son beau-père, contracte de lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>2. Le Verizon Center</em></strong></p>
<p><a href="http://www.imdb.com/title/tt0929632/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.imdb.com/title/tt0929632/?referer=');"></a></p>
<div id="attachment_657" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-657" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-2/verizon/"><img class="size-medium wp-image-657" title="verizon" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/verizon-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;intérieur du Verizon Centre</p></div>
<p>Après trois jours à Washington, j’étais assez familiarisé pour comprendre sans sous-titres un film en Black. Precious, le film. Il se passe à Harlem au sous-sol de l’échelle sociale. Precious est une adolescente obèse mais superbe qui à 16 ans a déjà deux enfants incestueux de son beau-père, contracte de lui le virus du sida, mais survit par l’imaginaire. Le visage de l’actrice était bouleversant, avec ses traits opaques brouillés par le gras.</p>
<p><span id="more-656"></span></p>
<div id="attachment_658" class="wp-caption alignleft" style="width: 90px"><a rel="attachment wp-att-658" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-2/mv5bmtkzmtyyntc3mv5bml5banbnxkftztcwnda3nzu5mg-_v1-_cr00276276_ss80_/"><img class="size-full wp-image-658" title="MV5BMTkzMTYyNTc3MV5BMl5BanBnXkFtZTcwNDA3NzU5Mg@@._V1._CR0,0,276,276_SS80_" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/MV5BMTkzMTYyNTc3MV5BMl5BanBnXkFtZTcwNDA3NzU5Mg@@._V1._CR00276276_SS80_.jpg" alt="" width="80" height="80" /></a><p class="wp-caption-text">Precious</p></div>
<p>Precious était présenté dans une des salles du <a href="http://www.verizoncenter.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.verizoncenter.com/?referer=');">Verizon Center</a>, le gigantesque complexe multi-fonctionnel où jouent les Capitals. J’ai aussi vu le <a href="http://joybehar.blogs.cnn.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/joybehar.blogs.cnn.com/?referer=');">Joy Behar Show</a> à la TV. <a href="http://drphil.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/drphil.com/?referer=');">Un docteur de TV</a> très connu spéculait que le point G est formé des mêmes faisceaux de nerfs que la prostate chez les hommes. L’animatrice faisait des beaux rires ronds pour montrer son scepticisme. Les nuits d’hiver sont tranquilles à Washington, mais la TV joue partout : dans les restaurants, dans les bars déserts, et à l’aéroport. Dans les lieux publics à Montréal il y a une musique d’ambiance, à Washington, il y a la TV.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La bataille de Manassas 3</title>
		<link>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-3/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-3/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 00:58:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=651</guid>
		<description><![CDATA[3. La République et l’empire Mon hôte Ken est né à Atlanta. Mais je n’aurais pas pu le deviner. Les habitants des condos sont des Américains à couleur locale diluée. Ils parlent la langue de l’université. C’est pour eux que le DC a été construit : une capitale née d’une décision politique. D’ailleurs, Washington n’appartient à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>3. La République et l’empire</em></strong></p>
<p>Mon hôte Ken est né à Atlanta. Mais je n’aurais pas pu le deviner. Les habitants des condos sont des Américains à couleur locale diluée. Ils parlent la langue de l’université. C’est pour eux que le DC a été construit : une capitale née d’une décision politique. D’ailleurs, Washington n’appartient à aucun des États de l’union. Pour la construire, le sénat a mandaté un architecte français. L’architecte a conçu Federal City, une ville à <a href="http://www.loc.gov/exhibits/treasures/tri001.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.loc.gov/exhibits/treasures/tri001.html?referer=');">plan</a> carré. Les rues horizontales ont des chiffres (comme la rue 14), et les rues horizontales ont des lettres (comme la rue U). Des plus grosses avenues à 45 degrés portent les noms des États et mènent à des constructions impériales. Après la mort du premier empereur, on a donné son nom à Federal City, qui est devenue Washington, la ville conçue pour échapper au particularisme. Signe de son statut à part : elle n’a pas de gratte-ciel.</p>
<div id="attachment_653" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-653" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-3/empire-2/"><img class="size-medium wp-image-653" title="empire" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/empire1-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Architecture impériale à Washington</p></div>
<p><span id="more-651"></span>Les expatriés qui habitent les condos sont la République américaine. Depuis le Viêt-Nam, les empereurs ont aboli les impôts des citoyens fortunés et ils ont dépensé les deniers du trésor public pour équiper des légions. Un déficit insondable s’est creusé. Des groupes de la société civile prennent en charge la radio publique, les parcs, les musées et une partie des services sociaux. Ces groupes surveillent aussi le gouvernement, selon le principe américain du check and balance. Tous ces développements ont entraîné la croissance démographique des résidents de condos. Ils sont aujourd’hui un million. C’est ce qui explique l’assagissement de Washington.</p>
<div id="attachment_663" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><a rel="attachment wp-att-663" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-3/lenfant/"><img class="size-thumbnail wp-image-663" title="lenfant" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/lenfant-125x93.jpg" alt="" width="125" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">Architecture française à Washington</p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La bataille de Manassas 4</title>
		<link>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-4/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-4/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 00:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=645</guid>
		<description><![CDATA[4. La bataille de Manassas À l’université, Ken a fait son major en histoire. Il m’a fait voir la guerre de Sécession au Museum of American History. ﻿Les vitrines étaient remplies d’objets du quotidien. La montre de l’empereur Lincoln, avec des inscriptions secrètes gravées par l’horloger lors d’une réparation pendant la guerre. Pour la campagne électorale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>4. La bataille de Manassas</em></strong></p>
<div id="attachment_646" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-646" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-4/800px-bodies_on_the_battlefield_at_antietam/"><img class="size-medium wp-image-646" title="800px-Bodies_on_the_battlefield_at_antietam" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/800px-Bodies_on_the_battlefield_at_antietam-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Soldats tombés à la bataille d&#39;Antietam (emprunté à Wikipédia)</p></div>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/File:Bodies_on_the_battlefield_at_antietam.jpg" target="_blank" rel="lightbox[645]" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/File_Bodies_on_the_battlefield_at_antietam.jpg?referer=');"></a>À l’université, Ken a fait son <em>major</em> en histoire. Il m’a fait voir la guerre de Sécession au <a href="http://americanhistory.si.edu/exhibitions/small_exhibition.cfm?key=1267&amp;exkey=696&amp;pagekey=697" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/americanhistory.si.edu/exhibitions/small_exhibition.cfm?key=1267_amp_exkey=696_amp_pagekey=697&amp;referer=');">Museum of American History</a>. ﻿Les vitrines étaient remplies d’objets du quotidien. La montre de l’empereur Lincoln, avec des inscriptions secrètes gravées par l’horloger lors d’une réparation pendant la guerre. Pour la campagne électorale de 1860, les publicités présentaient Lincoln comme un homme des bois. Mais l’Amérique se parcourait déjà presque en avion. Au début de la guerre, le Nord était sûr de sa supériorité.<span id="more-645"></span> Une armée rebelle s’est présentée à Manassas, tout près de Washington. Des curieux sont descendus de la ville avec l’armée pour assister au massacre. Dans les gradins autour du champ de bataille, des mascottes vendaient de la bière et des hot-dogs. L’armée rebelle a gagné. Les spectateurs en panique se sont repliés sur Washington. La capitale était ouverte. Le général sudiste a attendu et il a raté son occasion. Sans son mauvais jugement, la guerre civile se serait terminée. Un gros pays de type européen se serait formé autour de la Nouvelle-Angleterre, et une sorte d’Afrique du Sud se serait constituée au sud à partir des États Confédérés. La puissance mondiale de l’Amérique ne serait pas advenue et l’Allemagne aurait pu dominer l’Europe. Le général sudiste trop prudent s’appelait Beauregard. Il était né dans une plantation de coton de la Louisiane et il n’avait appris l’anglais qu’à son adolescence, lors d’études à New York.</p>
<p>Après la bataille de Manassas, les Américains ont compris qu’il allait falloir des montagnes de morts pour régler la guerre. Ils ont organisé des tueries. <a href="http://www.civilwarhome.com/antietam.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.civilwarhome.com/antietam.htm?referer=');">Antietam</a>. <a href="http://www.nps.gov/gett/index.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.nps.gov/gett/index.htm?referer=');">Gettysburg</a>. La guerre de sécession passe pour la première guerre technologique. Parmi les innovations : les daguerréotypes, ancêtres des photos, qui ont préservé la pose des fusillés. La modernité de la guerre de sécession est cependant un mythe, car <em>toutes</em> les guerres sont des guerres dernier cri, mettant en contact la chair des soldats avec les silex les plus pointus produits par les plus habiles des artisans Cro-Magnon.</p>
<p>Une vitrine du musée contenait des cagoules de pendus. Les conjurés responsables de l’assassinat de l’empereur Lincoln les ont portées nuit et jour jusqu’à leur exécution. Lincoln avait été abattu dans un théâtre. Avant de se sauver à cheval, son assassin avait eu le temps de clamer son texte: « sic semper tyrannis ». Le tyran devait mourir. L’idéal des rebelles était la liberté. Mais une liberté qui ne pouvait pas être partagée avec les esclaves.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-4/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La bataille de Manassas 5</title>
		<link>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 00:29:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=636</guid>
		<description><![CDATA[5. Reagan Airport Des signes de sous-développement indiquent que la société américaine a peu mûri depuis la guerre de sécession : le port d’arme, les inégalités sociales, et l’emprise des zélateurs de la religion. Mais l’Amérique est aussi un pays avancé, avec des downtowns, des centres commerciaux et des aéroports. Contrairement aux villes européennes qui ont été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>5. Reagan Airport </em></strong></p>
<p>Des signes de sous-développement indiquent que la société américaine a peu mûri depuis la guerre de sécession : le port d’arme, les inégalités sociales, et l’emprise des zélateurs de la religion. Mais l’Amérique est aussi un pays avancé, avec des downtowns, des centres commerciaux et des aéroports.</p>
<div id="attachment_640" class="wp-caption alignright" style="width: 458px"><a rel="attachment wp-att-640" href="http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1/pentagone/"><img class="size-full wp-image-640" title="pentagone" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2010/07/pentagone.jpg" alt="" width="448" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">Le Pentagone vu du ciel</p></div>
<p>Contrairement aux villes européennes qui ont été bombardées, les downtowns américains sont historiques, avec un mélange de gratte-ciel de plusieurs époques. <span id="more-636"></span>Les plus beaux portent des noms épiques comme One Financial Plaza ou First Mercantile Tower. Quand les blancs se sont sauvés dans les banlieues, les downtowns se sont dévitalisés. La tendance récente est de construire des tramways pour les ranimer. Mes préférées sont les villes de l’Ohio : surtout Cleveland et Columbus. Mais quand retournerai-je aux États?</p>
<p>Au moment de mon départ pour Washington, l’immense machine stratégique des lignes commerciales américaines venait d’être ébranlée par un attentat raté au-dessus de Détroit. Les passagers étaient stressés à la porte d’entrée des douanes US à Dorval. Chacun d’entre nous a dû ôter ses souliers et faire une sorte de danse érotique devant l’agent frontalier. À l’aéroport Reagan de Washington, des signaux indiquaient le degré orange d’alerte. Mais les passagers américains gardaient nettement mieux leur cool. À travers les fenêtres du terminal, j’ai contemplé avec envie le décollage des avions d’Air Milwaukee et de Northwest Airlink. J’ai joui aussi pendant la démonstration de sécurité. L’anglais le plus excitant n’est ni l’anglais black ni l’anglais savant des musées : c’est l’anglais d’aéroport. J’ai lu quelque part (où c’était?) que la puissance mongole dépendait des circulations à cheval, que la cohésion de l’empire britannique dépendait de la flotte, et que l’empire américain lui, tient sa puissance de sa suprématie aérienne (<em>airborne empire</em>). J’aimerais bien passer une semaine complète en transit entre les hubs américains. Je visiterais Kansas City International et Houston Intercontinental et le Phoenix Skyport, dans des villes où je n’irais jamais si l’aéroport n’était pas son attraction principale.</p>
<p><strong><em>Épilogue</em></strong></p>
<p>Le lendemain de mon départ, un coup de vent venu du Canada a causé plus de perturbations à Washington que la bataille de Manassas. Il est tombé 120 centimètres de neige. L’aéroport Reagan a été paralysé mieux que par une alerte rouge, 300 000 fonctionnaires fédéraux ont été mis en chômage technique et vers la fin de la tempête, les vivres ont commencé à manquer. À Haïti, la terre tremblait. À Montréal régnait la paix civile et les cyclistes roulaient sur de l’asphalte comme en plein mois d’avril.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2010/07/17/la-bataille-de-manassas-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un sniper à Longueuil</title>
		<link>http://alainhuot.net/2009/08/24/un-sniper-a-longueuil/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2009/08/24/un-sniper-a-longueuil/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 00:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de buildings]]></category>
		<category><![CDATA[Longueuil]]></category>
		<category><![CDATA[Profs]]></category>
		<category><![CDATA[Vélo]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=620</guid>
		<description><![CDATA[L’été passé, j’ai été faire de la beach sur le balcon secret de P. à Longueuil. Officiellement, P. est prof de cégep, mais son vrai métier c’est sniper. Il jongle avec des fortunes. Et il en attend une plus grande encore. Son grand père allemand a conservé des caisses de trésors, vues pour la dernière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3168/2955776734_e7349a8771.jpg?v=0" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/farm4.static.flickr.com/3168/2955776734_e7349a8771.jpg?v=0&amp;referer=');"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-622" title="2955776734_e7349a8771" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/2955776734_e7349a8771-125x93.jpg" alt="2955776734_e7349a8771" width="125" height="93" /></a>L’été passé, j’ai été faire de la beach sur le balcon secret de P. à Longueuil. Officiellement, P. est prof de cégep, mais son vrai métier c’est sniper. Il jongle avec des fortunes. Et il en attend une plus grande encore. Son grand père allemand a conservé des caisses de trésors, vues pour la dernière fois dans un sous-sol au Michigan.</p>
<p>P. a loué son balcon au 26<sup>ième</sup> étage à cause de sa position au dessus de la terrasse du nouveau building de l’Université de Sherbrooke. L’expansion de l’U de Sherbrooke à Longueuil s’est faite au mépris de toute logique. Aussi, les quatre universités montréalaises légitimes ont décidé de s’engager un sniper pour gâcher la collation des grades de leur concurrente déloyale.<span id="more-620"></span></p>
<p>Le balcon secret est situé dans le complexe Port de Mer. Dans son corridor, il y a une  SAQ. Une fille en sortait avec un T-Shirt marqué « punk not dead » et orné du dessin de deux ti-vieux voûtés avec des mohawks sur leur tête. Seuls une fille aussi insolente ou un tireur d’élite peuvent encore habiter dans les appartements poussiéreux du Port de Mer. Les poutres de béton du parking souterrain sont fissurées. La structure du Complexe avait été conçue pour porter 13 étages. Mais le promoteur a fait faillite avant la fin des travaux. Un nouveau développeur a repris le lot et décidé de rajouter 13 autres étages pour être sûr de rentrer dans son argent. Des dommages encore plus spectaculaires ont été causés ça et là par des incendies et des dégâts d’eau. Récemment, un câble d’ascenseur a cassé. Les freins d’urgence ont réussi à arrêter la cabine après 6 étages de chute libre. Quant aux escaliers, chacun d’entre eux est contrôlé par un gang différent, comme dans les barres des banlieues françaises. Mais le complexe est pratique. Quand il fait froid, P. prend le métro pour aller en ville acheter ses outils en manches de chemises.</p>
<p>On a fumé un joint en regardant la vue estivale. Les arbres vert sombre étaient chargés de samares et de fruits. Mais on surplombait leur cime de si haut! Et les terriens en bas étaient si minuscules! On échappait à toutes les pesanteurs. L’immensité de la voie maritime renforçait encore le changement d’échelle. À l&#8217;autre bout du monde, des vacanciers dans des forêts jouaient de la guitare autour d’un feu. Tellement que j’ai dit : « un de ces jours, on devrait aller faire du camping. » Gagné par l’esprit des lieux, P. a souhaité qu’une des universités construise des éoliennes au sommet du Port de Mer. </p>
<p>J’ai aidé P. à descendre des boîtes d’équipement. Pour les transporter, il a un Ford Explorer. Un sniper armé d’un SUV. J’ai entrepris d’évacuer. Le pont Jacques Cartier était bloqué par la police. Soit à cause des feux d’artifice, soit à cause d’une opération pour rechercher un sniper. Je me suis faufilé par la piste cyclable du pont Victoria.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2009/08/24/un-sniper-a-longueuil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une petite vite</title>
		<link>http://alainhuot.net/2009/08/23/une-petite-vite/</link>
		<comments>http://alainhuot.net/2009/08/23/une-petite-vite/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 04:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cul]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alainhuot.net/?p=602</guid>
		<description><![CDATA[À Ottawa cet été, j’ai mangé au Quickie, le restaurant de l’Association des Éjaculateurs Précoces. J’ai parlé à un gars. D&#8217;apès ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, il qu&#8217;il baise bien, mais pas longtemps. Et après qu’il vient, c’est son break syndical. Il m&#8217;a raconté qu&#8217;une fois avec sa blonde, il a écouté un film à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-603" title="qk" src="http://alainhuot.net/wp-content/uploads/2009/08/qk-125x113.jpg" alt="qk" width="125" height="113" />À Ottawa cet été, j’ai mangé au Quickie, le restaurant de l’Association des Éjaculateurs Précoces. J’ai parlé à un gars. D&#8217;apès ce qu&#8217;il m&#8217;a dit, il qu&#8217;il baise bien, mais pas longtemps. Et après qu’il vient, c’est son break syndical. Il m&#8217;a raconté qu&#8217;une fois avec sa blonde, il a écouté un film à la TV. Elle lui a dit « on baise pendant les annonces. Faut qu’on ait fini quand le film va recommencer. » <span id="more-602"></span>Le gars a fourré sa blonde direct. Elle a passé les annonces à l’exciter en lui disant « viiiite viiiite les annonces sont à veille de finir. » Elle est venue avant lui et elle lui a dit que c‘est le meilleur orgasme qu’elle a jamais eu avec lui. Normalement, le gars se tanne avant de finir sa job et il la sabote. Une de ses stratégies de sabotage est de penser à d’autres filles quand sa blonde lui fait une pipe. Neuf fois sur dix, ça le fait débander.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alainhuot.net/2009/08/23/une-petite-vite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

