Archives mensuelles : août 2009

Un sniper à Longueuil

2955776734_e7349a8771L’été passé, j’ai été faire de la beach sur le balcon secret de P. à Longueuil. Officiellement, P. est prof de cégep, mais son vrai métier c’est sniper. Il jongle avec des fortunes. Et il en attend une plus grande encore. Son grand père allemand a conservé des caisses de trésors, vues pour la dernière fois dans un sous-sol au Michigan.

P. a loué son balcon au 26ième étage à cause de sa position au dessus de la terrasse du nouveau building de l’Université de Sherbrooke. L’expansion de l’U de Sherbrooke à Longueuil s’est faite au mépris de toute logique. Aussi, les quatre universités montréalaises légitimes ont décidé de s’engager un sniper pour gâcher la collation des grades de leur concurrente déloyale. Continuer la lecture

Une petite vite

qkÀ Ottawa cet été, j’ai mangé au Quickie, le restaurant de l’Association des Éjaculateurs Précoces. J’ai parlé à un gars. D’apès ce qu’il m’a dit, il qu’il baise bien, mais pas longtemps. Et après qu’il vient, c’est son break syndical. Il m’a raconté qu’une fois avec sa blonde, il a écouté un film à la TV. Elle lui a dit « on baise pendant les annonces. Faut qu’on ait fini quand le film va recommencer. » Continuer la lecture

La duchesse de Saint-Sauveur: une fille stuck-up

charest2Josée S. était une blonde à voix stridente. Je l’ai rencontrée dans une  compétition de Génies en herbe quand on était en secondaire IV. Elle avait quelques mois d’avance sur moi dans son développement psycho-sexuel. Elle sortait au Bistro Plus où elle cruisait des gars. Mais elle les flirtait juste du bout des doigts. Elle m’a essayé. C’était la première fois que je frenchais une fille. Elle m’a expliqué qu’il ne fallait pas que je morde. Continuer la lecture

La poupée vaudou

L’autre jour, mon nez s’est mis à couler d’allergie après la piscine. Je suis allé chez Fred pour me guérir avec un joint. Mais il était plié en deux par une fièvre. On a essayé de souper. Il a vomi. Il souffrait. J’étais impuissant. J’ai fini mon steak en disant rien. Il a braillé. J’ai appelé à l’aide. L’infirmière du 811 lui a dit de prendre de la codéine. Il est allé s’étendre. J’ai lu en attendant. Puis la crise est passée. Fred est redevenu normal. L’aiguille plantée dans sa poupée vaudou venait d’être enlevée. On s’est mis à jaser. La douleur, la vivre, la voir, la gérer, c’est plate. Alors que la raconter, ça peut être le fun. Ainsi, il n’y a jamais de vrai lien entre la souffrance et son histoire. C’est pour ça que personne ne comprend les vétérans. Continuer la lecture